‹ Jésus-ChristChapitre 82 sur 158 · Ere//., XXIV. — 2. Is., LUI · texte numérisé non relu

Ere//., XXIV. — 2. Is., LUI

de se reproduire. C'est une plénitude et un essor, non pour s'épuiser et pour se perdre, mais pour jaillir et se doubler. Voilà la vie. Point de vie sans une paternité. Or, Dieu étant la Vie même, par qui tout a vie, doit être Paternité par excellence ; et saint Paul n'a fait que traduire une vérité logique lorsqu'il a dit : Je fléchis le genou devant le Père^ de qui est toute Paternité au ciel et sur la terre^. A vrai dire, il n'y a pas d'autre paternité que celle-là.

Ce fut un acte de cette Paternité puissante celui qui féconda le néant et fit éclore l'Univers. Dans la reproduction des êtres qu'il créa une première fois, Dieu n'est pas moins Père; car c'est lui qui a mis en eux cette vertu de reproduction. Il aurait pu créer chaque individu successif, comme il créa les premiers. Au lieu de cela, il créa en ceux-ci les espèces, et sa Paternité procrée à travers celle de ses créatures. C'est donc Lui qui fait la paternité des pères et la maternité des mères. C'est sa fécondité qui agit dans la génération des êtres et qui en met la vertu dans les entrailles, le sentiment dans le cœur, l'attrait dans les organes, l'instinct dans les mœurs, et les propriétés diverses dans la constitution des hommes, des animaux, des plantes, de tout ce qui vit et revit dans le monde. C'est ce qu'exprimait d'une manière touchante et sublime cette incomparable mère desMachabées, lorsque, avec un courage viril dans un cœur de femme, dépouillant sa fécondité pour la rendre à Dieu, et reporter vers lui la confiance et l'amour de ses enfants qu'elle encourageait au martyre, elle leur disait : « Je ne sais « comment vous êtes apparus dans mon sein ; car ce n'est

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