Ps. II, 7.— 2. Ps. CIX
oi, au petit catéchisme, au Credo ^ qui, par unemerveilcuse propriété de sa doctrine, tout à la fois infinie et léfinie, en mémo temps qu'il fournit à la science idèle de quoi épuiser tous les discours sans qu'elle puisse ;'y égarer, contracte son volume jusqu'à pouvoir entrer out entier dans la connaissance d'un enfant : comme le soleil inonde la Nature de salumière, et la réduit à l'œil lu ciron.
Et maintenant, raison humaine, c'est assez I A mesure [ue nous allons dérouler les autres titres de Jésus-Christ, u les verras s'éclairer les uns les autres de plus en »lus, assez toujours pour te convaincre, jamais pour te lispenser, au début comme à la fin, d'un acte de foi. lais, après avoir reçu tout ce que tu peux porter, en hacun selon sa mesure, de quoi peux-tu te plaindre ? Si u t'interroges bien, tu te répondras à toi-même que c'est a marque do l'infini de te passer après t' avoir remplie, t quMl est un point où ton plus digne exercice est do te oiler la face, et d'adorer.
LE Christ, verbe créateur, principe et exemplaire
DE l'univers.
Verbe incréé, Dieu de Dieu, Fils unique du Père ave( lequel il ne fait qu'un, tel est donc le premier et essentiel caractère de Jésus-Ghrïst, son être môme et sa personne. Cette vérité est le pivot sur lequel roule tout<l'économie de la Religion, et qui, reposant lui-mêm( sur le dogme de la Trinité, fait de ce ^Mystère la base d< la science et la racine de la foi. Nous avons dû insiste;! sur son exposition.
Vient maintenant le premier rapport du Verbe incré» avec le fini, avec Tunivers, l'humanité.
Rapport de création , second anneau de la chaîn» sacrée.
La science et l'histoire sont d'accord à reconnaîtr que le monde a commencé ; qu'il y a eu un temps où i n'était pas, et où ce temps lui-même, n'ayant pas de me sure, était l'éternité.
Comment les choses ont-elles commencé?
La foi seule, précédant la science, qui n'a jamais pu épondre à cette question, vient nous le dire: «Au ( commencement Dieu a créé le ciel et la terrée »
Créé, c'est-à-dire fait de rien i non avec rien, mais ans rien, alors qu'il n'y avait rien. Son action s'est dé- )loyée sur le néant.
C'est là un autre mystère; mais ce n'est encore qu'un ayslère, c'est-à-dire une chose qui passe notre expéience : ce qui n'a rien d'étonnant.
J'ajoute que c'est un mystère rationnel.
Tout ce qui est possible, en effet, c'est-à-dire qui n'implique pas contradiction , rentre dans l'idée de Toute- 'uissance; et moins on y mettra de limite, plus on se 3ra une juste conception du Tout- Puissant,
Or, la Création n'implique pas contradiction. On ne it pas que le néant est l'être, mais que l'être succède u néant ; ni que ce qui est fait n'est pas fait, mais que
s choses qui n'étaient pas faites l'ont été.
L'adage : Rien ne se fait do rien, Exnihilonihil, n'est as applicable ici. D'abord, nous ne disons pas que le londe se soit fait tout seul de rien : ce serait là une abirdité, et ceux qui y tombent sont précisément les adersaires du dogme de la Création, qui seul nous l'a fait dter. Nous disons que le monde est l'œuvre de la
oute-Puissancc ; qu'il est ex Deo, et non ex nihiio.
dis, l'adage Fx nihiio nihil est absolument vrai, sans oute, dans l'ordre naturel (quoi qu'en disent nos néo-
ivants qui attribuent aujourd'hui au néant une spon-
méité de génération qu'ils refusent à l'acte créateur, par
ne contradiction celle-là véritable). Mais dans l'ordre