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ainsi parler, de ses trois Personnes, dans tout ce qu'il fait.
Dans le mystère que nous étudions il nous apparaît, le Père créant toutes choses, par son Verbe, et dans son Amour.
C'est pourquoi il n'est pas dit que le Verbe a fait toutes choses : mais que par Lui elles ont été faites, et que sans Lui rien n'a été fait.
Le Verbe a été ainsi, — ne disons pas l'instrument et le ministre comme les Ariens, — mais la force causale explicite de la Création, ;;ar qui, c'est-à-dire par la vertu de qui toutes choses ont été appelées à l'existence, et qui les y soutient.
Dieu parle par son Verbe ; et comme parler pour Dieu c'est faire, c'est par le Verbe qu'il a tout fait; c'est sur le Verbe que tout porte : Omnia portans verbo virtutis ejusy comme dit saint PauP.
Tel est le sens de cette vérité de foi : Par lui toutes choses ont été faites. Elle regarde le Verbe Créateur^ en tant qu'il a fait surgir l'universalité des choses à l'existence par la Toute-Puissance dont il a été l'Acte proféré dans le temps, comme il en est la splendeur dans l'éternité.
Reste la seconde proposition : Hien de ce qui est fait n'a été fait sans Lui.
Elle regarde le Verbe Exemplaire de l'univers, en tant que Sagesse du Père contenant en soi le Modèle idéal do toute ordonnance, dans l'infinie diversité des modes, des degrés et des espèces ; en tant que Type architectonique de toute beauté en qui résident et vivent les rai-