‹ Jésus-ChristChapitre 87 sur 158 · Ad Ilebrxos^ I · texte numérisé non relu

Ad Ilebrxos^ I

sons esthétiques de riiarmonic infinie dont il est la plénitude, la source et le jet. C'est de Lui, c'est du Verbe, c'est de la Personne du Christ par conséquent que doit s'entendre ce que Leibnitz dit de Dieu : « Ses perfections « sont celles de nos âmes et de toute la Nature; mais il « les possède sans bornes ; il est un Océan dont nous <( n'avons reçu que quelques gouttes. L'ordre, les pro- « portions, l'harmonie qui nous enchantent, la peinture « et la musique en sont des échantillons. Dieu est tout « ordre; il garde toute la justesse des proportions; il « fait l'harmonie universelle; toute la beauté est un « épanchement de ses rayons ^.. »

Platon, avec son sens supérieur, avait déjà dit : Le Monde est une copie ^ mais il n'avait jamais pu s'élever jusqu'à la notion du divin Exemplaire; il avait imaginé un monde d'idées, autre que Dieu, extérieur à Dieu, et sur qui Dieu aurait modelé le monde. La Révélation dont il invoquait la lumière est venue nous découvrir le Verbe comme Dieu môme, figure vivante, image personnifiée de sa substance, éclat rayonnant de sa Majesté et de sa Gloire, sa Sagesse éternelle en qui il contemple toutes ses perfections et sur qui il a réglé, avec nombre, poids et tïiesure^ toutes celles qu'il a répandues sur ses créatures. Et saint Paul est venu nous définir la Création d'un mot qui en rapporte ainsi toute l'économie à ce Verbe : Fide intellùjimus aptata esse sœcnla Verbo Dei ; ut ex invisibitibus visibilia fièrent, « Par la foi nous savons « que les choses du temps ont été ordonnées par le « Verbe de DLeu, pour que des perfections invisibles « fussent faites les choses visibles '\ »

Page 1