‹ Jésus-ChristChapitre 9 sur 158 · CELUI QUI EST · texte numérisé non relu

CELUI QUI EST

qui fait le fond de toutes celles de l'incroyance à tous les degrés, tirée de V incompréhensible et de ce que jamais la notion de Dieu n entrera dans V esprit humain^W en avait raison d'un mot, complètement^ la réduisant ainsi à l'absurde exigence que la notion de Dieu entrât complètement dans l'esprit humain^ c'esl-à-dire dans une capacité infiniment moindre qu'elle.

Reprenons donc à notre compte le simple et suffisant argument de Voltaire :

Dieu est attesté dans la nature par le spectacle des merveilles qu'elle nous présente. Les existences dont elle se compose supposent l'Être. Elles ne se donnent pas à elles-mêmes pas plus qu'elles ne retiennent ce. qu'elles ont d'être : elles le reçoivent et elles le rendent à chaque instant. Produites toujours, elles ne sont d'elles-mêmes jamais. Elles supposent donc en dehors d'elles l'Être nécessaire, subsistant en soi et contenant tout l'être, de qui leur vient cette précaire existence et qui la leur dispense selon ses lois : Ex-sunt. Ce mot seul d'Existence^ par sa racine, par cette petite syllabe : ex, est une profession de foi à la Divinité.

Ces existences, en outre, ne sont pas en confusion, mais dans le plus bel ordre imaginable, qui confond le savant, ravit le philosophe, et fait connaître l'admiration à l'âme la plus vulgaire. Ce que nous appelons la Nature n'est que le comble de l'art, « l'art de je ne sais quel grand Être bien puissant et bien industrieux qui se cache et qui la fait paraître. Il faut donc encore qu'il y ait un artiste infiniment habile, et c'est ce que nous appelons Dieu^ »

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