Pa. IV, 6. — 2. Genèse
LE CHKIST, VERBE ILLUMINATEUH DE L'AME. 289
sacré insiste d'une manière si remarquable? Nous l'avons déjà vu, et le même texte nous le fait entendre ailleurs : «( La lumière de l'intelligence est dès le commencement « en Dieu, et elle y est avant tous les siècles, comme l'ef- ({ fusion toute pure de la clarté du Tout-Puissant. Le « Verbe de dieu au plus haut des cieux en est la source, « et ses voies sont les commandements éternels. C'est le « Très-Haut qui l'a engendrée. C'est de là qu'elle s'épand « parmi les nations dans les âmes saintes. Il y a en elle « un esprit d'intelligence qui renferme en soi tous les « esprits, unique en lui-même, multiple dans ses effets, « subtil, disert, agile, sans tache, clair, doux, ami du (( bien, pénétrante J'habite dans le conseil, dit-elle, et « je me trouve présente parmi les pensées judicieuses. « C'est de moi que vient l'équité, les rois régnent par « moi, et c'est par moi que les législateurs ordonnent ce « qui est juste, par moi que les potentats rendent la jusce tice^ »
Voilà quelle est la Raison et la Justice, autrement dit d'un mot, la Sagesse, vie et loi des esprits, dans sa lumière originelle. Voilà quelle est celte grande Image à laquelle l'homme a été créé.
Le grand esprit de Cicéron . n'a eu qu'à remonter le rayon qui lui en avait été départi pour en découvrir le foyer et en décrire la généalogie par rapport à l'esprit humain. « Il existait déjà, dit-il, une Raison émanée du « Principe des choses^ qui pousse au bien, qui détourne du « mal : celle-là ne commence pas à élre loi du jour soute Icmcnt qu'elle est écrite, mais du jour qu'elle est née : « Or, elle est contemporaine de l'Intelligence divine^ orta