I. Préface de la NalIviW
en sous-œuvre, elle reçoit un couronnement qui fait (Pelle un temple dont elle n'est la desservante que pour y partager la gloire de la Divinité.
C'est le même Verbe de Dieu en elle, vçnant chez soi, et donnant à ceux qui le reçoivent la puissance de devenir enfants de Dieu et les cohéritiers avec Lui de la gloire de son Père \ les tirant de l'indigence et de l'erreur où ils étaient tombés; et, de ce filet de raison, de cette étincelle d'intelligence obscurcie par les ténèbres, à laquelle ils étaient réduits, de ténèbres en un mot qu'ils étaient eux-mêmes, les faisant lumière , pour qu'ils marchent enfants de lumière, comme saint Paull'écrivaitauxÉphésiens : Eratis enim aliquando tenebrœ ; nunc autem lux in Domino, Ut filii lucis ambuletis^.
Et maintenant, voulez-vous contempler le dessein prémédité de cette effusion du Verbe, embrassant toute l'économie de sa dispensation , liepuis l'origine des choses jusqu'à nos jours et à jamais, en un tableau qui au prodige de l'événement joint celui de la prophétie ?
Écoutez :
« Ceci, écrivait l'auteur de l'Ecclésiastique, deux cents « ans environ avant Jésus-Christ, est Valliance du Très- (( Haut et la connaissance de la vérité. Moïse nous a donné « la loi avecles préceptes de la justice, la loi qui con- 0 tient Vhéritage de la maison de Jacob et les promesses « faites à Israël.
(( Le Seigneur a promis à David son serviteur de faire « surgir de lui le Roi le plus puissant, qui doit être éter- « NELLEMENï assis sur un trône de gloire; qui répand la ({ sagesse comme le Phison répand ses eaux; qui fait