Jean, 1, 11. — 2, Ad Fphcsios, V
« jaillir la science comme la lumière. C'est Lui qui, le « premier, a possédé la sagesse en plénitude : car ses « pensées sont plus vastes que la mer, et ses conseils plus « profonds que le grand abîme.
« Je suis, dit-il, la Sagesse qui ai fait couler de moi des « fleuves. Je suis issue du Paradis comme un filet d'eau « d'un fleuve immense; et j'ai dit : J'arroserai les plants « de mon jardin , et je rassasierai d'eau le fruit do i< mon pré. Mon écoulement est devenu alors comme un « grand fleuve^ et mon fleuve est devenu une mer. (Admira- « ble image de la manifestation et de la diffusion du Verbe « dans le monde !) Car je les illuminerai tous d'une Doctrine « qui paraîtra comme la lumière au retour du jour., et ma « parole la portera jusqu* aux extrémités du monde. J'en pé' « nétrerai tout ce quil y a de plus infime sur la terre» Je « lancerai les traits de mon regard sur ceux qui dorment^ et a f illuminerai ceux qui espèrent au Seigneur. Je répandrai « ainsi de nouveau ma Doctrine par le souffle de mon a inspiration, puis je la laisserai en dépôt à ceux qui recher- « chent la Sagesse, et je ne cesserai pas de leur être présente (( de génération en génération^ jusqu'à l'âge saint^. »
Tout est réuni dans cet étincelant tableau. C'est l'histoire littérale de la Religion dans ses phases successives : l'appauvrissement de la raison dans l'humanité , par suite delà déchéance originelle ; la promesse du retour de cette lumière, réduite par son resserrement à Israël et obscurcie par les ténèbres où était plongée la Gentilité; sa soudaine et universelle effusion dans le monde par la doctrine de Jksus-Ciirist; son dépôt dans l'Église où elle nous est toujours présente; enfin, la perpétuité