‹ Jésus-Christ devant les conseils de guerreChapitre 12 sur 18 · DONNER NOTRE VIE POUR NOS FRÈRES · texte numérisé non relu

DONNER NOTRE VIE POUR NOS FRÈRES

Or , celui qui aura des biens de ce monde , et qui voyant son frère dans le besoin , lui fermera ses entrailles , comment l’amour de Dieu demeurera t-il en lui ?

Mes petits enfants, n’aimons pas seulement de paroles et de langue, mais aimons en effet, et en vérité. (4 er épit. calh. de saint Jean, III, 46 à 49.)

C’est une chose remarquable à quel point ces gens-là s’entendent ; ainsi Saint Jérôme vous donne en d’autres termes un conseil identique :

Vous me demandez comment on peut devenir parfait... pour répondre Madame à la question que vous me proposez, je me

servirai des propres paroles de Jésus Christ.« Allez, vendez

tout ce que vous avez ; donnez-le aux pauvres et suivez le Sauveur. » Jésus-Christ ne dit pas donnez-le à vos enfants, à vos frères , à vos parents , auxquels, quand même vous en auriez, vous seriez toujours ouligée de préférer le seigneur. Mais « donnez-lo aux pauvres, » ou plutôt à Jésus-Christ, QUE VOUS SECOUREZ EN LA PERSONNE DES PAUVRES ; lequel,

étant riche, s’est fait pauvre pour l’amour de nous. Comme

donc vous n’avez point d’enlants, « employez les richesses injustes à vous faire plusieurs amis qui vous reçoivent dans les tabernacles éternels. » Ce n’est pas sans raison que l’Evangile appelle les biens de la terre, » des richesses injustes. « CAR ELLES N’ONT POINT D’AUTRES SOURCE QUE L’INJUSTICE DES HOMMES, ET LES UNS NE PEUVENT LES POSSÉDER QUE PAR LA PERTE ET LA RUINE DES AUTRES. Aussi diton communément, ce qui me paraît très véritable, que CEUX

OUI POSSEDENT DE GRANDS BIENS NE SONT RICHES QUE PAR LEUR PROPRE INJUSTICE, OU PAR CELLE DE CEUX DONT ILS SONT HÉRITIERS, (lettre de saint Jérome à Hedibia.)

— Hélas hélas ! comment ferons-nous pour nous di riger dans une voie si nouvelle? Rassurez-vous, tendres agneaux, vous aurez des pasteurs vigilants. Voici, par exemple, le conseil de saint Augustin .

Recherchez ceux qui sont dans l’indigence, et ne dites pas :

« Si on me demande, je donnerai ; car comment fer au-je de semblables recherches ? » soyez curieux, soyez clairvoyants; faites vos efforts pour découvrir d ou chacun tire sa subsSce Peïom,e ne vous blâmera de cette bienveillante curiosité. Ceux qui n’osent vous demander, prévenez-les, allez au devant d’eux.

Soyez curieuses, mesdames, quoi de plus facile. mais c’est de toute nécessité ; car notez-le bien : toutes les fois que nous manquons de donner l’aumone

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