NOUS DEVENONS SEMBLABLES AUX RAVISSEURS DU BIEN D AUTRUI
et dignes du même supplice. (St.-Jean Chrysost •) ^
Je vous entends, chrétiens et chrétiennes, vous n’aviez point su à quoi vous vous engagiez en portant ce titre, et, de fait, on ne vous a pas consultés avant de vous le décerner. Mes frères et mes sœurs, la liberté des cultes est entière, et toutes les religions sont égales cuvant la loi.Vous pouvez vous dédire; il n’y a rien de fait.
—Oh non ! mesdames et messieurs, vous vous trompez de porte ; il n’y a point à marchander.—Je vous entends bien : « Nous jeûnons quatre fois l’an. » — C'est moins que rien. Ecoutez Chrysostôme :
Si vous jeûnez sans faire l'aumône , Dieu n agréera pas votre jeûne, il le regardera avec plus d horreur que les excès de ceux qui s’enivrent et qui se gorgent de viande. (S. J. Chrysostôme. Dejejunet eleemos )
C’est à renverser toutes les idées !—Vous priez matin et soir et vous récitez votre chapelet à midi;—impossible de vous donner le salut à ce prix.
La prière tire sa force de l'aumône, dit le même saint d après l’Ecriture. Pratiquons l’aumône d’abord et ensuite la prière, (/a.)
Je vous ai comprise, épouse du seigneur, et je vous arrangerais volontiers ; mais La virginité même tient tout son éclat de l'aumône. Sans elle les vierges les plus irréprochables sont ciiassees de la chambre nuptiale DF, l’époux céleste. Toute excellente qu'elle soit , la virginité n'est rien sans /'aumône. — Sachez donc qu’il n’y a pas de salut a espérer pour celui qui négligé de pratiquer l’aumône. Quoiqu’il fasse, le riche qui ne rem-
plit pas comme il doit l’être le précepte de la charité, périra
NÉCESSAIREMENT DANS L’AUTRE MONDE, (ibid.)
Pieuses et nobles dames qui poussez la charité jusqu’à faire exhibition publique de vos charmes et de vos parures dans l’intérêt de l’humanité souffrante, avec quelle absence d’égards ce rude Chrysostôme vous parle :
C’est toujours un mal de se parer avec des objets précieux ; mais c'cst un mal bien plus grand de venir ainsi à l'église et de s'exposer en cet état au regard des malheureux. Si voos aviez le projet de les soulever contre vous, vous ne pouviez TROUVER UN MOYEN PLUS EFFICACE ; CAR IL Y A DE LA CRUAUTE A DISSIPER AINSI POUR LA SATISFACTION DE VOTRE LUXE LES BIENS que Dieu vous a CONFIES pour des OEUVRES de charité. Considérez la foule des pauvres parmi lesquels vous passez ; Votre magnificence les irrite dans la faim qui les presse et les dévore. ET LEUR NUDITE CRIE
Vengeance contre ces vêtements superbes et cet
APPAREIL DIABOLIQUE. Ne vaudrait-il pas mieux soulager l’indigence, QUE DE SE PERCER LES OREILLES POUR Y SUSPENDRE LA NOURRITURE DES PAUVRES ET LA VIE D’UNE INFINITÉ DE MALHEUREUX.
Si sévère que puisse vous paraître le Saint, oh ! qu’incomparable est sa douceur auprès du châtiment que le fils de l’homme vous réserve, si vous ne vous empressez de faire pénitence, id est de renoncer aux richesses in justes, c’est-à-dire à cette chose d’autrui qu’on possède quand on possède le superflu.
Et ensuite il dira à ceux qui sont à sa gauche, retirez vous de moi, maudits, et allez dans le feu éternel, qui est préparé au diable et à ses anges.
Car fai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; fai etc soif et vous ne m'avez pas donné a boire.
fêtais étranger et vous ne m’avez oas recueilli ; j'étais nu et vous ne m’avez pas vêtu ; j’étais malade et en prison et vous ne m'avez pas visité.
Et ceux-là lui répondront aussi : Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim ou soif ou être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison et que nous ne t’avons point assité ?
Et il leur répondra :-Je vous dis en vérité qu’en tant que vous ne l’avez pas fait a l’un de ces plus petits de mes frères, VOUS NE ME l’avez PAS FAIT NON PLUS.