‹ Jésus-ChristChapitre 102 sur 376 · RAPPORTS DE MARC ET DE PIERRE. AE · texte numérisé non relu

RAPPORTS DE MARC ET DE PIERRE. AE

l'appeler son fils dans sa lettre écrite de Babylone! Avant de rejoindre ce dernier dans cette ville, il s'était de nouveau attaché à Paul, mais pour ne plus l’abandonner, même à l'heure du péril et de la captivité. Il était avec lui dans sa prison de Césarée*. C’est de là probablement qu’il se rendit auprès de Pierre pour revenir à Rome où saint Paul l’appelait

avec une instance qui l’honore. Pierre arriva bientôt

lui-même dans la grande métropole. Qui eût été mieux préparé que Marc à lui servir d'interprète , non-seulement auprès des Romains, mais encore auprès de toutes les générations chrétiennes? | Si nous considérons l’évangile lui-même, nous sommes frappés d'abord de certains traits qui indiquent qu’il a été écrit pour des Romains. Ainsi, l’auteur emploie à plusieurs reprises des mots latins°. fl a soin d'apprendre à ses lecteurs que Simon de Cyrène était le père d'Alexandre et de Rufus, lesquels étaient fixés à Rome *, ce qui n'avait d'intérêt que pour les habitants de cette ville. Les préoccupations dominantes dans la chrétienté palestinienne ne trouvent point de place dans le récit de Marc. Il ne fait presque aucune allusion aux oracles juifs, mais il donne, sur les coutumes hébraïques, des explications qui eussent été parfaitement inutiles ‘ailleurs que dans le monde

1 1 Pierre V, 13.

3 Ep. à Philémon, 24.

8 Anvdptoy, xevruplwy. (Marc XV, 39.) * Marc XV, 24; comp. Rom. XVI, 15.

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