‹ Jésus-ChristChapitre 104 sur 376 · IPS PR VAE EN · texte numérisé non relu

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tions de l'Ancien Testament qu'ils ont en commun s'écartent également de l’hébreu masorétique et des LXX. Des indices multiples nous prouvent que c'est bien Marc qui a donné le texte primitif. L'absence de l'Évangile de l'enfance, du discours sur la montagne et de tant de belles paraboles, ne s'explique chez lui que s’il n’a pas connu notre Matthieu. Ce n’est pas qu'il ait éliminé de propos délibéré l'élément des discours, car il a les siens très étendus. Dans les parties parallèles, loin d’abréger Matthieu, il donne souvent un texte plus développé, témoin les récits de la guérison du démoniaque de Gadara, de la résurrection de la fille de Jaïrus, de la mort de Jean-Baptiste, l'épisode du figuier maudit. La lecon difficile sans atténuation ou explication se retrouve toujours dans le récit de Marc . Ces résultats si importants sur les deux sources primitives des sÿnoptiques ?, — les Aéyw et le premier Marc, — reçoivent une confirmation éclatante de la comparaison de nos deux premiers Évangiles avec le troisième. La tradition qui attribue ce dernier à Luc, le compagnon de Paul, nous paraît digne de confiance. La préoccupation constante chez son auteur d'affirmer l’univer-

1 Matthieu donne à Lévi son nom de Matthieu (comp. Marc Il, 86; Matth, IX, 9), Il corrige dans Marc le nom d’Abiathar (comp. Marc IT, 26 ; et Matih. XII, 4),

2 Voir l’article décisif de M. Sabatier sur les Gr PN Encyclopédie Lichtenberger ; l'introduction à l'Évangile de Marc dans le volume de Reuss sur l'Histoire évangélique ; et aussi Bernhard Weiss : Leben Jesus, 1r° partie.

e20 RAPPORTS ENTRE MARC ET MATTHIEU.

salisme chrétien révèle de prime abord un disciple de l’apôtre des Gentils 1. Le récit de l'institution de la cène est identique chez l’un et chez l’autre *. Le troisième Évangile nous apprend dans son prologue qu'il

a puisé à des sources diverses, à des documents écrits,

comme à la tradition orale. Or si nous cherchons quels

peuvent être ces documents écrits, nous reconnaissons

immédiatement qu'il a reproduit une partie des discours insérés dans Matthieu et presque tout notre second Évangile. Une étude comparative des textes nous amène à conclure, d’une part, que Luc n’est point l'original de Marc, mais que c’est bien à lui qu'il a emprunté le fond de ses récits, et d’une autre part qu’il n’a point employé notre premier Évangile sous sa forme actuelle, mais qu’il est remonté au recueil primitif des éytx. Tout prouve que l'Évangile de Luc n'est pas antérieur à celui de Marc. Comment suppo-

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ser que Marc, s’il avait suivi Luc, eût volontairement

éliminé l'Évangile de l'enfance et tant d’admirables paraboles propres au troisième Évangile, et qu’il eût écarté le grand fragment contenu entre Luc IX, 51 et XVIII, 14, c’est-à-dire le dernier et décisif voyage de Jérusalem? Bien loin que Marc abrège Luc, ilest souvent plus développé *. Son style est infiniment plus dur, plus archaïque; il attribue souvent à Jésus des mots araméens que Luc traduit. Il s'ensuit

1 Irénée : Contr. Hxres. II, 12; Tertull. adv. Marc IV,5; Origène dans Eusèbe, H. E. V., 25.

3 Luc XXII, 145 I Cor. XI, 22.

$ Les épis froissés, la parabole du semeur, la multiplication des pains.

FER FONPRS

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