ÉTAT DE L'ÉGLISE A LA FIN DU PREMIER SIÈCLE
bien loin des préoccupations de l'Eglise palestinienne, dont le principal soin était de renouer le lien qui l’unissait à l’ancienne alliance, tout en établissant ses droits à la remplacer et à l’accomplir. Ces questions, si brûlantes à Jérusalem avant l’an 70, sont à l'arrière-plan. La polémique paulinienne pour établir le caractère larpement humain du christianisme est partout supposée, sans doute, mais sa victoire est complète et n'est plus disputée; le sillon péniblement et- profondément creusé est maintenant recouvert par les épis mûrissants. [1 ne s’agit plus simplement, comme dans le vivant récit de Marc, de retracer les faits évangéliques; l’idée, à peine indiquée d’abord, s’en dégage
logisch. Iahrbüch., 1845, p. 576-656; Baur, Gesch. der Chr. Kirche der dret erst. Iahrh.). Ritschl, d'abord disciple de l’école de Tubingue, a rétracté ses premières idées sur le quatrième évangile dans la deuxième édition de son livre intitulé : Die altcatholische Kirche. Récemment, M. Renan a exposé une théorie sur l’évangile de Jean très contraire à l’école de Tubingue, mais qui ne relève guère l’autorité de cet écrit puisqu'il y suppose toute espèce d’interpoletions. Strauss a repris la polémique dans sa nouvelle Vie de Jésus avec une singulière amertume. Schenkel, dans son livre intitulé Characterbild Jesu, est très prononcé contre l’authenticité du quatrième évangile (p. 348). Weizæcker a pris dans son dernier écrit une position intermédiaire ; il reporte l’évangile à la fin du premier siècle, mais il le fait écrire par un ami de saint Jean (Untersuch. über die evang. 6 Geschichte, p. 187). C’est à peu près l'hypothèse de M. Nicolas, qui
l’attribue à Jean le presbytre (Etudes critiques sur le N. T., p.206, 207). Parmi les travaux remarquables sur saint Jean sur lesquels |
nous nous appuyons, nous citerons principalement le Commentaire à.
de Lücke, la portion de l’Introduction au Nouveau Testament de. Bleek qui le concerne, et qui a été traduite en français par M. Brus= ton, le beau D uv de M. F. Godet, si riche et si profond, et. ee le fAvast si sérieux de M. Astié, — Voir la note à la fin de cechas
pitre sur les polémiques plus récentes. |