‹ Jésus-ChristChapitre 114 sur 376 · JEAN POUVAIT SEUL ÉCRIRE LE QUATRIÈME ÉVANGILE · texte numérisé non relu

JEAN POUVAIT SEUL ÉCRIRE LE QUATRIÈME ÉVANGILE

profond, véhément pour aimer et aussi pour condamner. Une tradition incontestée nous le montre plus tard à Ephèse, comme le Père respecté de toutes les Eglises, présentant dans son aspect vénérable le type le plus pur de à sacrificature spirituelle dans la nouvelle alliance ‘, devenu presque semblable à celui qu’il n’a cessé de contempler, vivante image de la charité qui s’abaisse pour sauver ce qui est perdu, témoin la touchante histoire du jeune brigand poursuivi par le vieil apôtre jusque dans son repaire ?. Nous le voyons aux prises avec le gnosticisme naissant et le prenant corps à corps dans sa première lettre. Siun Jacob Bœhme a pu s'élever du fond de l’échoppe d’un artisan aux spéculations les plus hardies, on peut admettre sans peine qu'un pêcheur de la Galilée, doué d’un œrand esprit et porté sur les ailes de l'inspiration, ait vu clair dans les spéculations de son temps, surtout si l’on se souvient du motif sacré qui le poussait à les pénétrer, il n'était pas guidé par une vaine curiosité. mais il voulait en quelque sorte rompre le charme maudit qui perdait les âmes. Sa première lettre, dont l'authenticité est généralement admise*, suffit à prouver qu'il avait réellement acquis ce genre de culture. Dans la ville d'Ephèse paraît un évangile, qui répond à tout l’ensemble de cette situation, un évangile qui

1 [éraAoy tegopnubs. (Polycrate dans Eusèbe, A. E., II, 3.)

? Eusèbe, H. E., IIL, 42. |

3 Papias dans Eusèbe, 4. E., IIT, 39; Polycarpe, Ad Philipp., VII; [NX

Irénée, Contr. Hœæres., III, 16; Clément d'Alexandrie Stromat., 889; Tertullien, Ad Praxeam, XV.

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