JEAN POUVAIT SEUL ECRIRE LE QUATRIÈME #VANGILE
oppose dès son prologue le vrai Christ de F'ESUSE au
Christ de la gnose orient? vu l'histoire de Jésus revêt
Les bev+” “UE mysticité pleine de tendresse, où la autte entre la puissance du bien et celle du mal est le fond même du récit, où à chaque page des mots pathétiques remuent l'âme jusque dans ses profondeurs, où plus d’un trait d’étonnante précision révèle le témoin oculaire, un évangile enfin où la disposition des faits est si bien ordonnée qu’elle s’impose à l'esprit. Le style est plus correct que celui de Matthieu et de Marc, bien que l'élément hébraïque sy retrouve dans le tour sentencieux de la phrase; on reconnaît promptement que l'auteur vit depuis longtemps dans un milieu grec avec lquel il s’est familiarisé!, On voit aussi par sa connaissance parfaite des circonstances particulières du judaïsme qu’il lui appartient par la naissance ; mais la manière très libre dont il parle de ses compatriotes, en marquant sa séparation d'avec eux, montre à quel point il s’est affranchi du joug de la synagogue. Jamais iln’y eut, entre un livre et un écrivain, une concordance plus frappante qu'entre le quatrième évangile et la personne de Jean, telle que l'histoire du premier siècle nous l’a fait connaître.
ù 1 L'auteur du quatrième évangile connaît parfaitement les circonstances particulières du judaïsme, les lois juives et les fêtes, comme les textes de l'Ancien Testament (II, 18; XII, 1; XVIII, 28). Il remonte à l'occasion à l’original hébreu. Voir XI, 89, 40, qui est une traduction d'Esaïe VI, 10. Voir encore XIII, 18, qui est une traduction du Ps. XLI, 10. D'un autre côté, il donne des explications sur les usages juifs, qui eussent été inutiles à ses compatriotes (I, 89; IL, 6; XI, is; XIX, 20). Il parle des Juifs comme d'étrangers : of [oudäter (V, 1).