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a 258 RÉFUTATION DES OBJECTIONS,
Une dernière question reste à examiner; elle se rat= tache étroitement à la précédente. Plusieursthéologiens qui admettent l'authenticité du quatrième évangile lui refusent le caractère historique, précisément à cause des discours qu'il renferme. Ils n’y voient qu’un essai de nétaphysique chrétienne destiné à développer les idées
donnés aux doctrines et sont plutôt des symboles que de des récits. [ei encore on invoque la différence de langage entre les synoptiques et le récit de Jean. On ne . trouve, dit-on, dans ce dernier, ni paraboles, ni paroles gnomiques, rien qui ressemble à ce tour populaire et imcisif des discours de Jésus dans Matthieu et dans Luc, rien qui rappelle cette limpidité transparente, cette appropriation admirable aux circonstances et au milieu, mais au contraire une exposition toujours profonde, roulant sur les dogmes lesplus ardus, procédant par sentences, telle enfin qu’on la rencontre dans l'épitre de Jean. Remarquons d’abord que le même homme peut employer des formes de langage diffé-
4 RS selon la nature des sujets qu’il traite. Quelque
part que l’on fasse à l'invention dans les dialogues de Platon, il est certain qu’ils répondent à un côté de l’en= seignement de Socrate. Or, il y a certes autant dedistance entre ses discours dans Xénophon et dans Platon. ; qu'entre le rabbi des synoptiques et le Christ de saint
M. Reuss est le représentant le plus éminent de cette opinion.
Voir Gesch. Heil. Schr. N. T., $ 219. Histoire de la Théologie du
siècle apostolique, t. I, R° édit., II, p. 895.
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