‹ Jésus-ChristChapitre 126 sur 376 · L'ANNONCIATION · texte numérisé non relu

L'ANNONCIATION

qu'elle n'avait pas même conservé exactement les preuves. de sa haute noblesse, comme le prouve l'in-

soluble contradiction des deux généalogies qui ont

trouvé place dans nos évangiles'. Il n’en est pas moins certain que Marie et Joseph descendaient vraiment de David; saint Paul, qui avait été un si exact pharisien et qui ne pouvait se tromper sur un point de cette importance, confirme l’assertion

fréquemment répétée du récit sacré*. Nous savons,”

en outre, qu'il existait encore à la fin du premier siècle des parents du Christ universellement reconnus

comme étant du sang de David. L'empereur Domi-

: Les deux généalogies de Matthieu {I, 1-18) et de Luc (IT 2328) présentent des différences notables. Matthieu ne remonte qu'à Abraham tandis que Luc remonte à Adam, selon son point de vue universaliste. Il n’y a là aueune difficulté sérieuse. La généalogie de Matthieu suit la ligne de Salomon, et celle de Luc la ligne de Nathan, autre fils de David. Cependant les deux généalogies se rencontrent

deux fois pour les noms de Zorobabel et de Salathiel (Matth. I, 12; «

Luc IIT, 27). On a essayé de lever la difficulté en admettant un mariage léviratique. D'après la loi juive, le frère épousait la femme de son frère mort sans enfant, et son premier-né continuait la lignée du mort (Deutér. XXV, 6). C’est l'explication proposée par Jules Africain (Eusèbe, IT, E., I, 7). Mais il faudrait supposer trois mariages de ce genre, car il s’agit d'expliquer la triple différence des deux généalogies pour le père de Salathiel, pour le fils de Zorobabel, et enfin pour le père de Joseph, qui est Jacob dans Matthieu, et Héli dans Luc. L'explication devient ainsi beaucoup trop compliquée pour être concluante. Quant à supposer que nous avons dans Matthieu la généalogie de Joseph et dans Luc celle de Marie, elle se heurte contre le texte de Luc qui prétend donner la descendance de Joseph (Luc II, 23). Il vaut ieux admettre que les tables généalogiques de l’ancienne famille ale étaient tenues depuis longtemps avec une grande inexactitude, preuve nouvelle de l'obscurité dans laquelle elle était tombée. he "Ex oxépuaros Aa6ià, narà 1 cdayyÉY pou. (2 Tim. Il, 8.) D'après mon évangile, signifie d’après la tradition ge: EVE re-

ceillie Par Paul lui-même. % x De + He 4 | 3 Le LL: “ à " 4 ? à ; ÿ . LR 4

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