EX L'ANNONCIATION
tien, après s'être mquiété de cette illustre origine qui pouvait prêter à des vues ambitieuses ou séditieuses, se rassura en voyant les mains calleuses de ces fils de roi devenus de simples artisans".
Si pauvre et inconnue que füt la vierge de Nazareth elle n’en était pas moins la femme bénie entre toutes qui allait enfanter le Sauveur du monde. Il n’est point nécessaire de demander à lalégende des couleurs fictives
“pour évoquer ce type idéal de pureté, de candeur, de foi naïve que le peintre évangélique esquisse en quelques traits d’une touche discrète et suave, et que l'art
- chrétien ne s’est pas lassé de reproduire sur la toile. » Marie n’est pas une sorte de divinité enfantée dans un nuage. Elle est bien fille de la terre, et l'humanité -… qu’elle représente est bien celle que nous connaissons, faible, faillible et souffrante, mais elle la représente
«dans sa plus touchante humilité et dans sa foi la plus assurée. C’est dans ce cœur de vierge que la longue aspiration humaine, — plainte profonde chez les meilleurs des païens, glorieux oracle dans le prophète hébraïque, —s’épure encore et devient l'expression parfaite du désir du salut. Marie apparaît sur le vieux tronc du judaïsme comme la fleur sur l'arbre pour annoncer la saison de maturité. Ne lui donnons donc pas d’autre
auréole que ce radieux espoir qui anime ses paroles 1 “Ext mptfoav of amd vévous voû xuplou viwvot Tobdx, ds Edn na
TopEucav WS 2x yévous Ovrac AaëiÔ. (Hegesippus, ap. Euseb., 21. E., « :
III, 20.) Il est donc moins ridicule d'admettre la descendance davidique
du Christ que ne le donnent à penser la négation si leste de M. Renan et les sarcasmes de Strauss. =
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