LA CONCEPTION MIRACULEUSE DE JÉSUS
ment divine, c’est-à-dire réalisant son type primitif, ne peut être simplement l’un des anneaux de la longue chaîne des générations naturelles, toutes entachées par le mal qui s’est comme incorporé à la race déchue. Il n’est pas possible qu'il puisse sauver Phumanité et dire avec David : « J'ai été conçu dans le péché! » Il
doït poser en quelque sorte un commencement nou-
veau, et le second Adam ne saurait détruire l’œuvre du premier que s’il ne descend pas de lui. Il faut qu'il prenne naissance dans un sein de femme et qu'il y revête une vraie nature humaine; mais la cause active de son existence terrestre ne saurait être une humanité souillée; elle se rattache au principe divin et créateur. Lorsque l'ange Gabriel après avoir annoncé à Marie la conception miraculeuse avec cette sublime chasteté qui n'appartient qu'à un esprit pur, ajoute ces MOIS : « C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé le Fils de Dieu, » il nous donne le vrai commentaire de la grande parole de Jean : « Le Verbe est devenu chair. » Quant aux explications de ce glorieux mystère,
nous n'en connaissons pas d’autres que ces mots : Lien
n'est impossible à Dieu; elle suffit à quiconque croit à la mistricorde toute-puissante, seul fondement du surnaturel ! | | |
Le saint tremblement de Marie, son acceptation si simple et si confiante de son étonnante destinée, son voyage aux montagnes de Judée pour confondre sa joie avec celle d’Elisabeth, sa parente, cette première
… entrevue où les deux mères se confient le mystère de