L'ÉTOILE
que!. Si les mages ont pris le chemin de la Judée, c'est qu'ils savaient d’avance par les prophéties juives, ou par l'écho lointain qui leur en était parvenu, que le futur Messie devait naître dans ce pays. À peine arrivés à Jérusalem, ils sont obligés de s'informer de la ville où il.est attendu. La réapparition de l'étoile près de Bethléem confirma les indications précises qui ve- naïent de leur être données. Evidemment une étoile ne s’arrête pas sur une maison, elle ne saurait borner à ce point son rayonnement. Mais ce qui est possible, c'est que, après être demeurée inaperçue, elle reparaisse au moment même où l’on arrive en un lieu déterminé. Le récit évangélique parle le langage populaire, et de même qu'il fait lever et coucher le soleil, il ne prétend à aucune exactitude scientifique dans la description des phénomènes naturels. Ainsi les mages ont été con-
1 Voici comment Keppler arrive à cette détermination. A la fin de l’année 1603 (17 décembre), il signala la conjonction de ‘ Jupiter et de Saturne, complétée par Mars au printemps suivant; dans l’automne de la même année, un corps céleste, inconnu jusqu'alors, apparut dans la proximité de Jupiter et de Saturne, au S.-E. du Scorpion; 1l cessa d'être aperçu en mars 1606. Keppler rechercha si un phénomène analogue n'avait pas pu se produire vers l’époque de la naissance du Christ. Ses calculs l’amenèrent à reconnaitre qu'une conjonction semblable avait eu lieu vers l’an 748. Il supposa qu'un corps céleste du genre de celui qu’il avait observé avait pu apparaître à la mème date. Or, par une coïncidence très remarquable, les tables chronologiques de la Chine portent qu'un
astre, qui ne fut visible que pendant soixante et dix jours, fut signalé”.
vers l’an 748 (Wieseler, p. 64). Il est vrai que Jésus-Christ n’est né" qu'en Pan 750, mais le texte évangélique montre clairement quef l'astre a dû paraître deux ans -auparavant, puisque Hérode fait tuer les enfants de cet âge après s'être enquis exactement du temps où l'étoile avait apparu. Hxptéwgey rdv ypévoy rod patvop£vou datép2s. (Maith. Il, 7.) 19
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