‹ Jésus-ChristChapitre 146 sur 376 · L'ENFANT JÉSUS ET LES DOCTRINES DU TEMPLE · texte numérisé non relu

L'ENFANT JÉSUS ET LES DOCTRINES DU TEMPLE

mon avec toute sa gloire. » Elle s’étendait entre le Thabor et le Carmel, tout retentissant de la voix d’Elie; le Liban se dressait à l'horizon, et la chaîne d’Hermon faisait face avec ses blancs sommets aux montagnes de Moab, tandis que dans le lointain scintillait la grande mer, qui, par delà les barrières nationales, semblait ouvrir à Jésus ce monde qu’il devait sauver. Vivant tout près de la nature, il apprend à la connaître familièrement. De là, ces traits expressifs dont il sèmera ses discours, et qui feront de ses paraboles des peintures

pleines de réalité et de fraîcheur.

De même que la plante ne s’épanouit au soleil qu'après avoir plongé ses racines dans le sol à une profondeur que nul regard n'atteint, de même Jésus, par sa prière secrète et intense puise la sève et la vie dans le sein même de Dieu. Il suffit d’une circonstance favorable pour faire jaillir de sa personne, aux yeux de tous, l’étincelle du divin. C’est ce qui arriva lorsqu'il fut conduit à Jérusalem pour assister aux fêtes de Pàques, à l’âge où les jeunes Juifs commençaient à pren-

dre part publiquement à la vie religieuse de leur peuple. Cette solennelle visite au temple remplit l’âme de Jésus

d’une émotion qui ne se peut décrire; sous les symboles Il découvrit toutes les divines réalités. Il se sentit vraiment dans la maison de Dieu, et, pour la première fois peut-être, il pressentit la grandeur de sa mission; il comprit qu'il serait appelé à réaliser ces types augustes. Quand sa mère, inquiète de son absence, lui

-adressa un tendre reproche, il répondit par ce mot pro-

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