‹ Jésus-ChristChapitre 156 sur 376 · LE BAPTÈME OU PRÉCURSEUR · texte numérisé non relu

LE BAPTÈME OU PRÉCURSEUR

Il est probable que la réputation de Jean s'était répandue avant même qu'il eût quitté le désert, le peuple, avide de nouveautés, alla l’y chercher ‘. Le moment était venu pour lui de sortir de la retraite. Sans doute, il avait reçu des révélations directes sur la prochaine apparition du Messie. Lui-même y fait allusion, car il déclare que Dieu l’a envoyé baptiser?. Son mandat lui a donc été directement conféré du ciel. Le rite du baptême résume sa prédication et tout son ministère, du moins quand il est ramené à son sens véritable et n'est pas réduit, selon l'interprétation toute pharisaïque de l’historien Josèphe, à figurer la purification de l'âme par elle-même *. On en a contesté à tort l'originalité en l'identifiant au baptême des prosélytes, il est d’abord très douteux que cette cérémonie fût usitée à cette époque. Ensuite Jean combattait précisément l’idée exagérée que l’on se faisait du privilége d’appartenir à la nation sainte. Le rite qu’il a institué se rattache aux ablutions si fréquemment usitées dans la religion mosaïque, mais il en étend la signification en substituant la notion de la purification morale à celle de la purification rituelle. Il ne s’agit pas pour lui de telle ou telle souillure spéciale, mais de cette corruption générale qui a atteint la nature humaine et qui réclame une manifestation puissante et nouvelle de l’amour divin.

1 KnpÜcowy èv rh épnuw tas Toudalac. (Matth. III, 1.) 2 ‘O Tépbac pe Pantiletv. (Jean I, 33.) 3 Ep &yvetd rod coyaros, dre On rai This duyñs dtraocbyn. (Jo= sèphe, Ant., XVIII, 5, 2.)

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