‹ Jésus-ChristChapitre 2 sur 376 · ET RUES · texte numérisé non relu

ET RUES

à sa personne, qui aurait été soumise

celle-ci ne saurait avoir exercé une action aussi sOuveraine que celle qu'on nous décrit, si elle a passé sous le niveau de l’universelle imperfection, et cela

d'autant moins que Strauss lui-même reconnaît que le Christ a déclaré avoir dépassé ce niveau.

C'est dans la Vie de Jésus de M. Renan que la réaction contre l'idéalisation et la vaporisation mythique ou théologique de la personne du Christ | a été poussée le plus loin. Je n'ai pas à discuter de nouveau ce fameux livre, qui est constamment visé dans mon propre ouvrage, écrit au lendemain de son

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té humain de la v vice qu'il ait rendu, je ne dis pas seulement à l'Église,

| mais encore à la science historique. [l nous a donné

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Évangiles. Nous sommes à Éphèse, dans

. d'ntrigues pieuses, autour d'un vieillard. don ar | estauiblie et qui est à da disposition \ | ie à: Sales soignent, Sans. compter. que lui- 1é à | +. * disposé à modifier les faits à son “bénéfi Re “vanité de vieillard, il tirait à lui toute import ce et ses ngue histoires avaient souvent } our Sn + montrer qu'il avait ( té le. - disciple favori Tr Téu + Yes” Li M. Renan a fini de ne plus même “a en comM= l'a pétion du quatrième Évangile aux disciples im né- Rs + es liats de Jean. Il est évident qu'un tel document, p p A RE date tardive, aussi bien que par son inspi atio PQ I Ave si Lo: à ‘a -

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M. Renan s'y appuie sans cesse dans les éditions

successives de sa Vie de Jésus. Il aurait dû remanier profondément son récit, une fois que l’une de ses

.sources principales était à ce point suspecte. H ne

l'a pas fait pourtant. Alors quelle espèce de valeur.

historique peut bien conserver ce récit?

En ce qui concerne son explication de la résurrection, on ne saurait contester qu’elle ne soit en parfaite harmonie avec l'esprit général de sa Vie de Jésus.

. - M. Renan a beau couronner de fleurs et des fleurs les

plus embaumées le front du Christ, il ne le laisse pas moins sous l’inculpation de s'être prêté à tromper son peuple, ses disciples et le monde. Il est vrai que cette ineulpation n’en est pas une à ses yeux, Car la

SE sincérité, même en religion, lui paraît une petite

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vertu, au fond une vanité. Il le reconnaît pour luimême dans ses Sowvenirs. Aussi est-il fondé à dire que lui seul était capable de comprendre Jésus, pourvu qu'il s'agisse de celui qu'il a inventé presque de toutes pièces, créature poétique, charmante, confondant la

religion de l'esprit avec un idéalismé tout esthé-

“tique, adoré d’un aimable cortèsce de femmes exal-

2 qui arrosent ses pieds de parfums, se laissant

porter par le flot d'un enthousiasme enfantin à une di- | gnité qu'il accepte sans y avoir droit. Il joue ce rôle qui lui a été dévolu après coup avec ce mélange de duplicité et de fanatisme qu’on retrouve chez tous les fondateurs de religion au sein d’une humanité

INTRODUCTION. ge

misérable, perd tonte valeur historique. Et pourtant;

qui aime à être dupée. Æ/umanitas amat decipi. C’est bien le Christ que l’auteur des Souvenirs était +

fait pour comprendre. Les hommes qui ont répandu à k

la nouvelle de sa résurrection étaient tout à fait de k

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