‹ Jésus-ChristChapitre 224 sur 376 · GUÉRISON D'UN PARALYTIQUE · texte numérisé non relu

GUÉRISON D'UN PARALYTIQUE

grand concours d'assistants et elle se faisait remarquer par son caractère populaire et joyeux. Au nord-est du temple, non loin de la porte des Brebis, aujourd’hui porte Saint-Etienne, était située la vaste piscine de Béthesda; les malades et les perclus venaient demander le soulagement de leurs maux à ses eaux, qui avaient la propriété d'être intermittentes!, La piscine formait une espèce de portique circulaire qui conduisait au bassin par un escalier étroit. Sur un banc de marbre se pressaient une foule de malades et d’impotents; ils présentaient un spectacle lamentable et bien propre à émouvoir le cœur compatissant de Jésus. Selon sa coutume, c’est au plus abandonné, au plus pauvre qu’il s’adresse tout d’abord. Un malheureux paralytique gisait sur le sol, sans jamais trouverdes mains amies qui le plonceassent dans la piscine : « Veux-tu être guéri? lui dit Jésus. Lève-toi, emporte ton lit et marche!» Le paralytique crut à cette parole et 1l se releva comme aux temps

Sinaiticus. Malgré cela, les raisons qui font écarter la fête de Pâque nous semblent prépondérantes. Nous indiquons les principales : 1° Jean désigne toujours par leurs noms les grandes fêtes juives, et en première ligne la fête de Pâque (I, 18, 28 — VI, 4; XI, 55; XIE, 1, 2). 2 Si læ fête dont il s’agit était la Pâque, Jésus, ayant célébré une Pâque en Galilée (Jean VI, 4), ne serait revenu à Jérusalem que pour la fête des Tabernacles, qui aurait suivi le mois de Nizan 783.1 serait donc resté éloigné de la ville sainte pendant un an et demi, ce qui semble bien peu probable. 3 Dans cette hypothèse, nous aurions une année entière du ministère de Jésus, celle qui se serait écoulée entre la Pâque à Jérusalem et la Pâque en Galilée, dont le quatrième évangile ne dirait rien, ce qui est de tonte invraisemblance. , |

1 Le verset Jean V, 4, où ii est question de l'ange qui venait trou. bler l’eau de la piscine, manque dans les plus anciens manuscrits, et spécialement dans le Sinaiticus.

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