XLV
$ Pirke Aboth ou Traité des principes, p. 483. C'est une des parties les plus importantes du Talmud; on y trouve ses plus anciennes traditions sur la doctrine et la morale. Je cite d’après le rituel des Prières journalières, publié par Anspach, |
a ORIGINES DU PHARISAISME. 113
à Dieu une action permanente et.directe sur l’âme humaine, et s’il revendiquait avec insistance le jeu de la libre activité de l'homme dans le domaine terrestre, il lui fermait le domaine supérieur. |
Déjà à cette époque, par une réaction naturelle, se constitue le parti des chasidim ou des pieux, qui unissent un patriotisme farouche à l'attachement le
plus strict aux institutions mosaiques. Nous avons là
le germe du pharisaïsime, qui va éclore sous les Jeux. de la plus terrible persécution, aux AE d Anticchus
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Epiphane. Re si
Rien n'était mieux fait pour exalter les passions na tionales dans une race fière et indomptable que les abominables outrages de ce despote, qui semble atteint de la folie furieuse de la toute-puissance et qu'on prendrait pour un César anticipé. Quel spectacle pour les Juifs que celui de leur ville sainte ravagée, de leur sanctuaire envahi et de l’autel de Jéhovah souillé par
une idole! Quelle indignation devait les consumer .
quand ils se voyaient forcés de suivre la procession de
Bacchus, le front ceint de couronnes de lierre + La ré<. sistance fut ce qu'on pouvait attendre d’un tel peuple réduit au désespoir ; mais la répression fut implacable;
le Sang des adorateurs du vrai Dieu coula à flots dans Jérusalem. Antiochus fut, pour le judaïsme de la restauration, ce que Néron fut pour l'Eglise primitive, la personnification de la puissance diabolique, l'image hideuse d’un monde ennemi de Dieu. Ï1 jouera dans les
apocalypses quivont se sucuéderle mème rôle que lg prets)
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