NOUVXEL ASSERVISSEMENT DES JUIFS
ment le salut de l'épée, et c’est pour cela qu’on périra par l’épée. | | ; Les Maccabées avaient presque réalisé le rêve du parti des pieux, désormais désignés sous Île nom de pharisiens ou séparés, et formant une sorte d'aristocratie religieuse, fanatique et dédaigneuse. C'est de leurs rangs que les premiers libérateurs étaient sortis, c'est sur eux que ceux-ci s’appuyaient, et par leur courage qu'ils avaient vaincu. La victoire fut fatale aux Maccabées. En effet, pour assurer un triomphe toujours disputé, au milieu des guerres incessantes . provoquées par les divers prétendants au trône des Séleucides, ils durent recourir à une politique rusée et chercher leur point d'appui tantôt dans un camp, tantôt dans un autre. [ls firent de la souveraine sacrificature une magistrature plus civile que reñgieuse. Déjà sous Jean Hyrcan, le neveu du grand Maccabée, ils commencèrent à subordonner la cause de la religion et de la patrie à leur ambition personnelle. Ce fut encore une glorieuse période d'indépendance et de puissance. Mais du jour où Aristobule, le fils d'Hyrcan, eut ceint le diadème et se fut appelé roi, il n'y eut plus trace de l'inspiration héroïque qui avait fait la fortune de cette famille. Elle subit les mêmes révolutions de palais que les royautés asiatiques de ces temps. Aristobule fit mourir sa mère de faim.
Alexandre Jannée, son frère et son successeur, assas-.
sina son frère Antigone sur un faux soupçon, puis il
se livra aux sadducéens. Quelle cruelle déception pour
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