‹ Jésus-ChristChapitre 272 sur 376 · LA GRANDE PAROLE DE PIERRE · texte numérisé non relu

LA GRANDE PAROLE DE PIERRE

pales sources du fleuve sont à Dan et à Césarée de Phi-

lippe, aujourd’hui Banias. Les ruines imposantes de

cette dernière ville rappellent sa grandeur passée; il suffit, pour juger de ce qu’elle était au temps de Jésus, de heurter du pied les pans de muraille qu'une luxu-

riante végétation recouvre au fond d’un ravin. Le té-

trarque Philippe l'avait beaucoup embellie, il lui avait donné son propre nom; elle s'appelait auparavant Paneas, parce que la montagne voisine était consacrée au dieu Pan. Sa population était en grande partie paienne. 4

Jésus profita de ce qu'il était dans la plus entière solitude avec ses disciples pour leur demander quelles idées on se faisait de sa personne dans les contrées qu'ils venaient de parcourir. Les apôtres répondirent que le peuple voyait en lui l’un de ces anciens prophètes dont on attendait le retour à l’époque du Messie ‘. « Et vous, leur demande le Maître, qui ditesvous que je suis? — Tu es le Christ de Dieu?, » s’écrie Pierre dans un de ces élans de foi qui l’élèvent au dessus de lui-même et révèlent cette ardeur courageuse qui caractérise les hommes grands par l'action et l'élan. C’est alors que le nom qui convient si admirablement au fils de Jona lui fut donné pour la seconde fois : « Tu es heureux, Simon, lui est-il dit, car ce n’est pas la chair et le sang qui t'ont révélé ces choses,

mais c’est mon Père qui est au ciel. Et moi, je te dis. {

3 Matth. XVI, 13.

4 Tov Xpuorov Toù Oeoÿ. (Luc IX, 20.)

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