GUÉRISON DU JEUNE DÉMONIAQUE
c'était le ciel se confondant avec la teffre; ici, dans la plaine, c’est le spectacle des plus terribles conséquences du péché : c'est un malheureux enfant en proie à une frénésie démoniaque qui dépasse peut-être, par ses symptômes effrayants, celle du possédé de Gadara; c’est un père au désespoir qui a vainement demandé assistance aux disciples. Ceux-ci ont essayé de guérir l'enfant et ne l'ont pu. De là, la douleur, le saint cour roux du Maître devant cette honteuse impuissance : « O génération incrédule, s’écrie-t-il, jusques à quand serai-je avec vous !? » Les mots, même les plus sacrés, ne sauraient conjurer à eux seuls la puissance mauvaise; la prière et le jeûne, le saint élan de l’âme qui cherche sa force en Dieu, voilà le secret de la victoire. Une magnifique délivrance est accordée à Ja foi, tremblante encore, mais humblement confiante
du pauvre père qui a parlé ce jour-là pour tous nos
cœurs troublés et partagés, en disant : « Je crois, Seigneur, aide-moi dans mon incrédulité*?. » À peine
« le miracle est-il accompli, que Jésus annonce de nou-
veau sa fin prochaine : « Recueiïllez, dit-il, ces pa-
ce
roles : Le Fils de l’homme va être livré entre les mains des hommes *. » Ainsi se succèdent les scènes les plus diverses, la souffrance suit la gloire et parfois l’ac-
1 Marc IX, 19.