‹ Jésus-ChristChapitre 274 sur 376 · GUÉRISON DU JEUNE DÉMONIAQUE · texte numérisé non relu

GUÉRISON DU JEUNE DÉMONIAQUE

c'était le ciel se confondant avec la teffre; ici, dans la plaine, c’est le spectacle des plus terribles conséquences du péché : c'est un malheureux enfant en proie à une frénésie démoniaque qui dépasse peut-être, par ses symptômes effrayants, celle du possédé de Gadara; c’est un père au désespoir qui a vainement demandé assistance aux disciples. Ceux-ci ont essayé de guérir l'enfant et ne l'ont pu. De là, la douleur, le saint cour roux du Maître devant cette honteuse impuissance : « O génération incrédule, s’écrie-t-il, jusques à quand serai-je avec vous !? » Les mots, même les plus sacrés, ne sauraient conjurer à eux seuls la puissance mauvaise; la prière et le jeûne, le saint élan de l’âme qui cherche sa force en Dieu, voilà le secret de la victoire. Une magnifique délivrance est accordée à Ja foi, tremblante encore, mais humblement confiante

du pauvre père qui a parlé ce jour-là pour tous nos

cœurs troublés et partagés, en disant : « Je crois, Seigneur, aide-moi dans mon incrédulité*?. » À peine

« le miracle est-il accompli, que Jésus annonce de nou-

veau sa fin prochaine : « Recueiïllez, dit-il, ces pa-

ce

roles : Le Fils de l’homme va être livré entre les mains des hommes *. » Ainsi se succèdent les scènes les plus diverses, la souffrance suit la gloire et parfois l’ac-

1 Marc IX, 19.

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