‹ Jésus-ChristChapitre 29 sur 376 · LE JOUG ROMAIN · texte numérisé non relu

LE JOUG ROMAIN

les pharisiens quand ils virent le successeur et l’héritier des Maccabées assister, au milieu de son harem, au supplice infamant de huitcents adhérents de leur parti ! Un tel spectacle et de si cruelles épreuves ne faisaient qu'exaspérer leur résistance. Leur influence sur le peuple demeurait grande en présence des sanglantes turpitudes d'une cour avilie et divisée.

Les derniers des Maccabées, dans leurs rivalités acharnées, invoquèrent plus d’une fois l'appui de Ia orande république romaine, vers laquelle leur illustre aïeul avait déjà tourné les yeux, alors qu’elle semblait encore trop éloignée pour menacer l’indépendance de la Judée. Les circonstances avaient changé, les armées romaines avaient déjà. foulé le sol de l'Asie. Aussi le résultat infaillible d’une si dangereuse alliance devait-il être l’asservissement définitif des Juifs. Appelés successivement par les deux fil: d'Alexandre Jannée, Hyrcan et Aristobule, qui se disputaient le pouvoir, les Romains envahirent une première fois Jérusalem avec Pompée, dans l'intérêt d’Aristobule; puis ils passèrent au parti d'Hyrcan par suite des manéges de l’Iduméen Antipater, son perfide conseiller, qui jetait habilement les fondements de sa propre grandeur. Son second fils, Hé-, rode, unissant la ruse du politique le plus consommé à la vaillance d’un général digne des Romains, et ne reculant jamais devant un crime, sut manœuvrer si habilement, dans un temps de fortune changeante, qu'après avoir reçu la couronne de la Judée des mains

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