‹ Jésus-ChristChapitre 281 sur 376 · LES MEMBRES DU SANHÉDRIN ENTRENT EN SCÈNE · texte numérisé non relu

LES MEMBRES DU SANHÉDRIN ENTRENT EN SCÈNE

eux-mêmes !. Ce n’est pas assez pour eux de faire épier Jésus par leurs agents, ils s’attaquent directement à lui. Ils le rencontrent dans le parvis des femmes, qui | était attenant à la salle de leurs délibérations, et qui s'appelait aussi le Trésor, parce qu'on y avait placé les coffres d’airain destinés à recevoir les aumônes. On avait coutume d'allumer pendant la fête des Tabernacles deux grands candélabres qui projetaient leur lumière sur tout Jérusalem; cette cérémonie se célébrait devant le peuple, au son des instruments de musique. Peut-être devait-elle rappeler la nuée lumineuse qui était comme le flambeau d'Israël pendant les nuits du désert? Les candélabres étaient sans doute éteints au moment où Jésus entra dans le parvis, car la fête était terminée, mais il faisait allusion à cette cérémonie, lorsqu'il s’écria : « Je suis la lumière du monde ?. » On peut dire de ces grandes affirmations sur sa personne qu’elles sont tout ou rien ; s’il n’est pas vraiment ce qu'il dit, aucune parole nest plus vaine, car il ne démontre jamais son assertion, mais s’il est la lumière, alors il n’a qu’à se montrer. Rien ne vaut la simple manifestation de ce qu'il est. Un fou ou un imposteur peut se poser de la même manière, mais aussi il n’est qu’un insensé ou un fourbe, tandis que Jésus-Christ est Jésus-Christ. Un autre que lui peut répéter sans doute : Je suis la lumière du monde, mais lui seul à éclairé le monde.

1 Jean VIII, 13.

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