DISCUSSION AVEC LES MEMBRES DU SANHÉDRIN
sera son élévation, car elle démontrera à ses ennemis,
par le châtiment même qu’elle attirera sur eux, qu'il est bien l’envoyé de Dieu et qu’il ne fait rien de luimême‘. C'est au momezst où il annonce son dernier abaissement que, pressé par ses contradicteurs, il pruclame sa dignité suprême : « Si vous ne croyez pas que c’est moi qui suis le Messie, vous mourrez dans vos péchés. »
Un revirement s'est produit de nouveau, non pas parmi les pharisiens, mais dans le groupe qui l'entoure; quelques Juifs semblent frappés de ses paroles, mais il ne veut plus d’équivoque dans les adhésions qu’il obtient. I] déclare qu'il ne fait aucun cas de ces fugitives impressions, et qu'il ne regarde comme ses disciples que ceux qui persévèrent ?. « Alors, dit-il, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira®. » C'était heurter de front l'immense orgueil du Juif, qui se glorifie d’être du sang d'Abraham. Aussi les auditeurs de Jésus lui rappellent-ils avec
indignation cette glorieuse descendance. Il la réduit à
sa juste valeur en leur montrant qu’au fond ils sont courbés sous le joug du plus dégradant esclavage, qui n'est pas celui de Rome qu’un violent effort pourrait briser, mais celui du péché. A leurs murmures, il oppose leur indigne conduite à son égard ; ils se disent les enfants d'Abraham, et pourtant ils veulent le mettre
1 Jean VIIT, 27-30.
2 Jd.; 830, 31.
8 IT GAmOerx éAevdepboet bas. (1d., 82.)
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