LE TROUBLE DE JÉSUS. LA VOIX DU CIEL
« Père, s'écrie Jésus, plorifie ton nom!» À peine avait-t-il formulé cette acceptation sans réserve de la. volonté de Dieu, qu'on entendit une voix mystérieuse | Pour la foule ce ne fut qu’un coup de tonnerre, pout Jésus ce fut l’auguste approbation du Père ainsi exprimée : « Ce nom, je lai glorifié et je le glorifierai encore! » Evidemment l'âme <eule pouvait percevoir ces divines paroles qui ne retentissaient qu’en elle et que pour elle; elles ne s’adressaient pas aux sens,-autrement le peuple entier les eût comprises. Un signe extérieur accompagnait le signe intérieur, mais cette coïn-
cidence était un fait providentiel ". Toute agitation a disparu du cœur de Jésus. Ce monde inique qui va le condamner, il le voit déjà jugé?, et son prince* ignominieusement chassé, tandis que sa croix s'élève à ses yeux comme le symbole de sa victoire et comme l’aimant sacré qui attirera les hommes à lui*. :
Ces assertions hardies provoquent le murmure des Juifs; ils osent encore demander qui est le Fils de l'homme. Jésus se borne à les supplier de profiter pourse convertir des dernières heures de jour-qui leur sont encore accordées. Il va disparaître, ce brillant soleil qui devait les éclairer, et alors commencera la nuit *. Maïs les appels de la dernière heure ne sont pas plus écoutés que
Jean XII, 28. Il y a ici autre chose que ce que les Juifs appelaient Bathkol, car 1] ne s’agit pas simplement d'un phénomène naturel auquel les assistants auraient attribué une valeur divine. La voix du ciel a bien réellement retenu dans le cœur de Jésus,
? Id., 31. |
IAE.
k Id., 35-26.
ou
ca …