‹ Jésus-ChristChapitre 34 sur 376 · PHILON · texte numérisé non relu

PHILON

Le mal n’est pas né de l’égarement de la volonté; il résulte de la nature même des choses, il est inhérent à la créature en tant qu’elle a en elle l'élément corporel ou matériel qui n'émane pas de Dieu. L'homme est donc constitué imparfait et pécheur, par sonorigine même ; image du monde, il enferme en lui ses deux éléments essentiels; l'élément spirituel et idéal lui a été communiqué par les puissances divines; celles-ci l'ont mélangé en quelque sorte avec l'élément matériel qui existait lui-même de toute éternité". S'il n'était pas de la dignité de Dieu de le créer directement, comment admettre qu'il s’unisse vraiment à lui? L'homme nest pas doué d’une liberté suffisante pour modifier sa destinée ; tout dépend de la proportion des éléments qui entrent dans la combinaison de son être. La masse humaine est entraînée vers le mal par le poids de l'élément passif ou matériel. Mais il y a au sein de l'humanité une élite glorieuse, une race vraiment sacerdotale qui s'élève vers la région des idées ; c’est la race hébraïque à laquelle se joignent les nobles esprits comme Pythagore et Platon*?. Moïse en est le plus illustre représentant; sur ses traces ces hommes privilégiés peuvent, par l’extase et la contemplation, s'élever jusqu’au Dieu ineffable ou plutôt se perdre en lui. Semblables à la cigale qui se nourrit de la rosée

1 « L'homme est un être mêlé de la nature mortelle et de la nature immatérielle que Dieu n’a pas créé directement, mais par sa puissance à cause du mélange qui est en lui.» De Præmiis et Pœnis.

2 OÙ péy yñe, où dE oipavod. (De Gigant., XII.)

128 x. PHILON,

la lumière et la vie émanent de luicomme EE e rayon ( d” un astre. La : matière ne saurait être une de sans

tions; a aussi représente-t-elle l'élément de diversité, de désordre, de passivité, qui est en opposition directe : avec l'Etre absolu. Elle existe donc éternellement en face S se elle n’a, comme lui, ni commercement

ni fin; il en tire un monde parfait en l’organisant.

Tan

ea FE Dieu ne peut entrer en contact direct avec.

? He che, il prend pour intermédiaires les idées ou puissan- Ÿ ; "y 4 x re Li es qui émanent de lui et qui sont les types de toutes

les réalités qu’enferme le moñde; ce sont les sceaux di-

Fe

(l } Pi édite fée trace nt tt ns ltd ne Ééliiet 1 r

ce vins qui, en s’imprimant sur la matière désordonnée, lui ee % Den : forme et ï beauté à, en tirent de

{ FR. Fi: “1 Asa SEE TE Ne Fe : A OMAN #1

le attributs les plus nee l ares fi s6 e souverain Ron il ne l’élève PE un re +

1 LE Exetvnc TA SYÉVYNTEY Ô bebe, où» éqart { où v20 nŸ Depuis GRElpOU Ha! EUGENE aswpärets Quvdpuecty, OV ÉTUMOY Ovoua a ? ) g To YÉVOS SAUTTOY TOY dppérrous Fa age popgiv. “D | 2 OÙGEy dv Étepoy tdv vontdv elvat xécuoy À CET 2e motoÿvroc. (De Mundi opific., VI) Le lieu divin est pie cincorporels (rAons dcupdrwv Eart Ayu). (De sverbes incorporels sont les anges, qui personnifient rs idées cree unique et personnel n'existe pas. Voir sur l'impossibili é similer le verbe de Philon à celui de saint Jean, les beat dé ments de M. Dorner dans son introduction à son gran 4 lJlistoire de la doctrine et de la personne de Jésus-Choi t (p

va PS k. Men > À —ù Æ % s- ñ à d \ Ts die à é 4 RTE A

Page 1