BU. XIV
PI NXV, 1-5.
siasme et extase, mais bien de cet amour saint qui s'exprime par l’obéissance : « Vous serez mes amns, si
vous faites tout ce que je vous commande‘. » Lepremmer commandement de l'amour, c'est encore l'amour. Sans
doute, à aimer ainsi on risque son repos et sa félicité temporelle : « S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi, mais ils vous feront tout cela à cause de mon nom. En vérité, en vérité, je vous dis que vous pleurerez et vous vous lamenterez. Vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse sera changée en joie. Quand
une femme accouche, elle a des douleurs, parce que
son terme est venu, mais, dès qu’elle est accouchée d’un
enfant, elle ne se souvient plus de son travail, dans la
joie qu'elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. De même vous êtes maintenant dans la tristesse, mais je vous verrai de nouveau? » Certes, il est avantageux que le Maître s’en aille, comme il le dit, puisqu'il est
certain qu’il va revenir, non plus dans les infirmités de la chair qui localise sa présence, mai revêtu de gloire et de puissance, capable de se donner tout entier à chaque disciple. Alors le langage figuré des similitudes sera
inutile, car la pleine lumière aura remplacé le crépusculeÿ. On comprend que celui qui a pour les siens de
telles promesses et de telles consolations puisse termi-
ner cette touchante effusion par des paroles de triom-
phe : « Voici, l'heure vient et elle est déjà venue que
vous serez dispersés chacun de son côté et que vous me
1 Jean XV, 14.
2? Id. XVI, 20-23.
2 1d, XVI, 23-28.
ss 2" Cia! a