‹ Jésus-ChristChapitre 351 sur 376 · IV. — L'EXÉCUTION · texte numérisé non relu

IV. — L'EXÉCUTION

À peine la condamnation eut-elle été prononcée, que Jésus fut livré aux soldats pour être conduit au lieu de l’exécution. Nul supplice n’égalait en horreur et en infamie celui de la crucifixion'; il n’était infligé qu'aux hommes de rebut, aux esclaves, aux vaincus, à tous ceux enfin qui étaient considérés comme hors la loi®. Il n'était pas permis de condamner à cette peine un citoyen romain, Car, quelque grand qu'eût été son crime, les juges étaient tenus de reconnaître en lui la

majesté de la fière cité qui se respectait elle-même dans

le moindre de ses enfants. La crucifixion, entièrement étrangère au code juif, avait été introduite à Jérusalem par les proconsuls. On condamnait à ce dernier des

supplices les agitateurs politiques et les criminels de %; à

bas étage. Les croix avaient été plantées en même temps *

que les aigles sur le sol de la Judée et elles rappelaient une domination abhorrée *. Mais nous avons déjà reconnu combien la haine pour Jésus l'emportait sur

1 «Crudelissimum teterrimumque supplicium.» (Cic., in Verr, M. V, 64) 3 |

2 «Servile supplicium. » (7d., 66.) 3 Josèphe, Ant., XVII, x, 10; XX, vi, 2.

jé

la haine de l'étranger dans le cœur des pharisiens. Aussi n’avaient-ils pas hésité à demander pour le Galiléen un supplice dont la seule pensée, en d’autres occasions, eût soulevé toute leur indignation. Un grand cortége s’est formé. La foule se presse derrière les soldats romains chargés de présider à l'exécution, ils sont commandés par un centurion à cheval '. Les disciples se sont dispersés; quelques-unes des pieuses femmes qui avaient suivi Jésus pendant les jours de son ministère se tiennent à distance, prêtes à saisir la première occasion de lui donner quelque preuve nouvelle de leur saint amour. Le condamné est précédé, selon la coutume romaine, d’un agent subalterne du prétoire qui porte l’écriteau en bois blanc où le motif de sa condamnation est écrit en gros caractères ?. Il devait, selon la coutume, se charger de sa propre croix”, mais exténué par sa veille d'angoisse, par les longs interrogatoires qu'il a subis, par les mauvais traitements et les outrages dont on l’a abreuvé, il succombe sous le fardeau. Les soldats romains, qui traitent la Judée en pays conquis et n'hésitent jamais à imposer de pénibles corvées à ses habitants ‘, arrêtent au milieu du chemin un certain Simon de Cyrèneÿ, qui

1Mare XV, 39. Le centurion qui présidait au supplice s’appelaiteæactor mortis ou supplicio præpositus.(Tac., Ann.,IIt, 14; Sen. De Ira, I, 16.)

2 Suétone, Caligula, 82. Eusèbe, A. E., V, 1, 19.

3 Plutarque, Ser. num. vind., C. Ix.

* Le philosophe Arrien a peint en quelques mots ces procédés — brutaux de la soldatesque romaine : « Quand une corvée t'est imposée, dit-il, accepte-la sans murmurer, sinon tu recevras des coups, sans pouvoir t'en dispenser.» (Tholuck, Glaubwürdig., p. 362.)

5 Ville de l'Afrique lybienne.

revenait des champs; ils lui intiment l'ordre de porter le bois du supplicié, sans se douter qu'ils lui décernent le plus grand des honneurs, car quelle gloire vaut celle de partager un tel opprobre! Le Cyrénéen paraît avoir été gagné à Jésus ce jour-là même, ses-fils, probablement sous son influence, devinrent plus tard des membres marquants et connus de l'Eglise de Rome ‘. Quel privilége incomparable pour cette maison chrétienne d’avoir pu inscrire un tel souvenir dans ses annales intimes |

Le chemin qui du prétoire se rendait. au lieu du supplice n’était pas long; il se dirigeait vers le nordouest du temple. A la porte de Jérusalem, qui s’ouvrait de ce côté, s'élevait un petit monticule dénudé qui s’appelait la cime du Crâne ou Golgotha; il avait été choisi pour les exécutions, parce que, tout en étant-hors des murs”, il se trouvait assez rapproché de la ville pour que le supplice ne fût pas sans spectateurs.» w

Au moment où l’on arriva au lieu funèbre, il sesfit comme un déplacement dans la foule; Jésus vit tout près de lui le groupe des pieuses femmes qui avaient suivi, ellesétaient accompagnées d’un certain nombre.de Juifs,

qui avaient été les témoins, et peut-être les objets de ses miracles; ils n'avaient pas eu assez de courage

pour protester au prétoire contre les fausses accusations des pharisiens, mais ils ne peuvent résister à l'émotion

1 Marc XV, 21. Comp. Rom. XVII, 18.

? Le supplice de la crucifixion avait toujours lieu hors des villes. (Plaute, Miles gloriosus, acte II, scène 1v.)

LA CRUCIFIXION, 635 de cette heure tragique. Les apprêts du supplice leur arrachèrent des larmes. Seul, Jésus s'élève audessus de ce qui le concerne; il meurt comme il a vécu, en soubliant lui-même; il voit, avant tout, dans son immolation le malheur de la ville impie qui l'a rejeté ; 1l sait que ces timides amis, qui lui offrent une tardive pitié, seront enveloppés dans la catastrophe prochaine. « Filles de Jérusalem, s’écrie-t-il, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants, car voici, les jours viennent dans lesquels on dira : Heureuses les stériles, heureux les flancs qui n'ont pas enfanté, heureuses les mamelles qui n’ont point allaité. Alors on commencera à dire aux montagnes : Tombez sur nous, et aux collines : Cacheznous ! Car si on à fait ces choses au bois vert, que ne fera-t-on pas au bois sec? » En d'autres termes, si l'innocent et le juste sont ainsi traités, que sera-ce des coupables ? En effet, quelques années ne s'étaient. pas écoulées, que les Romains ne trouvaient plus assez de place sur le sol de Jérusalem pour planter les croix où ils mettaient à mort les Juifs révoltés ?.

L’instrument du supplice n’était pas très élevé, puis- “que avec un bâton d'hysope on pouvait atteindre les … lèvres du. crucifié et lui offrir à boire *. La croix avait la forme d’un T. Une sorte de billot, placé au milieu, était destiné à soutenir le patient “. Les mains et pro-

1 Luc-XXIIT, 28-32,

2? Josèphe, Bell. Jud., V, 11, 1. £

3 Matth. XX VII, 49.

* « In quo requiescitqui clavis affigitur. » (Irénée, Ado. Hcœær., II, 42.)

656 LA CRUCIFiXION,

bablement les pieds des condamnés étaient cloués, après avoir été attachés par des liens étroits !.

Trois croix furent dressées à la même heure, car on

avait tiré de leur cachot deux brigands pour les faire mourir avec Jésus. L'écriteau placé au-dessus de la tête du Christ portait ces mots écrits en hébreu, en latin et en grec : Jésus de Nazareth, roi des Juifs°\ I y avait là une mordante ironie du magistrat romain pour ses subordonnés; il se plaisait à les offenser au moment même où, contre sa conscience, il leur donnait satisfaction. C'était pour lui une manière de se venger de

la violence qu'ils lui avaient faite en le forçant de leur

livrer Jésus. [ ne savait pas que ce contraste entre une origine si basse et un titre si glorieux, qui ne lui semblait qu'une occasion de moquerie, était le caractère distinctif de la religion nouvelle, et que rien ne révèle mieux le libre et souverain pouvoir de l'Esprit divin que cette indépendance de toutes les conditions matérielles de la grandeur. Aux réclamations des Juifs, il n’oppose que ces hautaines paroles, qui sont bien d'un Romain : Ce qui est écrit est écrit. Quod scriptum est, est scriptum ! |

Les apprêts du supplice sont terminés. Le moment

est venu d’attacher les condamnés et de clouer leurs

1 L'ancienne Eglise tout entière appliquait à Jésus le v.17 du Ps. XXII:

Tis ont percé mes mains et mes pieds. Elle se fondait sans doute sur ,

une antique tradition. Le passage Luc XXIV, 39,9 : Voyez mes mains et mes pieds, nous semble décisif à cet égard. On est en droit d'invoquer à l'appui de cette opinion le vers de Plaute (Mostell., II, 1, 13): Ut affligantur bis pedes, bis brachia.

8 Luc XXII, 38. 2.

Pr

| LA CRUCIFIXION, 4èT membres sur le bois infamant. Selon la coutume juive, on offrit à Jésus un breuvage acidulé qui était destiné à procurer au patient un certain étourdissement propre

à diminuer ses souffrances. Mais ce n’est pas à un

narcotique que Jésus demandera le calme et la paix ; :1 veut les conquérir de haute lutte, sa mort doit être "n libre sacrifice, et, bien loin de chercher à amortir sa vigueur morale, il se dispose à la déployer dans toute son énergie. Cette mort est une immolation volontaire. Jésus est tout ensemble victime et sacrificateur, puisqu'il se donne lui-même. Aussi refuse-t-il la coupe de l'étourdissement pour vider jusqu'à la dernière goutte la coupe de la souffrance.

Les soldats qui lui servent de bourreaux l’attachent à la croix; 1 peut lire sur leurs traits un mélange de mépris et de dureté implacable; ils s’acquittent de leur tâche comme ils l'ont fait cent fois. En effet, qu'est-ce à leurs yeux qu'un condamné de plus à exécuter en pays conquis ? Ne sont-ils pas accoutumés verser le sang comme de l’eau sur un commandement de leurs généraux ? Jésus, s’oubliant encore lui-même,

a pitié de cette brutale ignorance, qui cache aux pre-

miers acteurs de ce drame sans pareil la portée de leurs

actes. « Père, s’écrie-t-il, pardonne-leur, ils ne savent ce qu'ils font ?. » Ainsi, à cette heure qui semble appar-

1 Matih. XX VII, 34. Nous lisons les mots suivants dans le Talmud : « Quand un homme était conduit au supplice, on lui donnait dans une conpe quelques gouttes de vin mêlé d’encens, pour amortir sa sensibilité. » (Gemara Cod. Sanhédrin.) — Voir Tholuck, Glaubioürdigkeit, p. £62. La myrrhe produisait le même effet,

2 [ldtép, dgec adrois: où ap oldust ri motobar. (Luc XXIIT, 54.)

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tenir aux ténèbres, l'amour l'emporte sur la haïne. La victoire de Jésus a commencé, car, en pardonnant un tel

forfait, il montre à quel point il possède son cœur. La.

sombre vapeur de l’abîme ne ternit pas son inaltérable charité ; il aime malgré tout; ceux auxquels il pardonne sont vaincus par cet amour infini et triomphant qui s'exprime par une prière et manifeste ainsi son union permanente avec son Père. Et cependant ses souffrances et ses opprobres ne font que s’accroître! D'abord il subit cette lente et affreuse torture de la crucifixion, qui ne tranche pas la vie d’un coup, mais

l'épuise goutte à goutte et produit les plus grands trou-

bles dans le système nerveux. Partout où son regard s’abaisse, il ne voit que des sujets de douleur et de honte. À sa droite et à sa gauche sont les deux brigands qu'on lui a associés. Au pied de la croix, les soldats, usant du droit qui leur appartient de se partager les pauvres dépouilles des condamnés, se distribuent entre eux ses vêtements, et, mêlant un jeu de caserne à leur office barbare, tirent au sort sa robe sans couture‘. Devant la porte de la ville, il n’aperçoit qu'un peuple malveillant; il entend monter jusqu'à Jui cette clameur confuse et effrayante d'une multitude ameutée. Le plus grand nombre, sans doute, ne voyaient dans sa souffrance qu'un de ces spectacles qui amusent un peuple grossier; mais, au premier rang, sont les créatures du sanhédrin. Ces misérables passent devant lui, et, hochant la tête en signe

1 Jean XIX, 23-24 ; Matth. XXVII, 35; Luc XXII, 34.

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de mépris‘, ils lui jettent à la face la même parole qui à fait le fond de l’accusation calomnieuse sur laquelle il a été condamné le matin; probablement les hommes à gages qui ont figuré comme témoins à la barre du sanhédrin se retrouvent devant la croix qu’ils ont contribué à faire dresser pour lui. « O toi, disentils, qui détruis et rebâtis le temple en trois jours, sauve-toi toi-même. Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix *.» Les soldats répètent stupidement ces paroles, dont le sens leur échappe”; ils ne compren-

nent qu'une chose, c’est qu’elles sont outrageantes.

Mais ce n’est pas assez pour les chefs de la hiérarchie de faire insulter Jésus par leurs affidés; leur haine brûle de s’épancher librement et directement devant le corps sanglant du Galiléen. Ts sont là, juges, prêtres et docteurs; nulle pudeur ne retient ces hommes, observateurs scrupuleux des formes dans la vie ordinaire ; ils se font populace pour outrager de plus près leur ennemi mourant. Rien ne peut mieux donner l'idée de leur fureur, et aussi de la crainte qu'il leur avait inspirée. Avec un art infernal qui ne se trouve que dans les âmes basses où le mal a pris ces proportions infinies qui caractérisent les crimes religieux, ils opposent à Jésus ses propres miracles : « Il à sauvé les autres, s’écrient-ils, et il ne peutse sauver lui-même *! » Jls n’ont pas assez d'ironie pour ce prétendu roi d'Israël

1 Kivodyres Tac xeox)XS ATV. (Matth. XX VII, 39.)

2 Matth. XX VII, 40.

3 Jean XIX, 86. + AA AoUS Écugev, Eauroy où dUvarat cüoat. (Matth. XXVIT, 42.)

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immolé entre deux brigands, pour ce Fils de Dieu, qui va expirer, et, à leur tour, ils répètent comme un refrain moqueur : « Descends de ta croix '. » Ainsi, tandis que l'amour plein de pardon se dégage triomphant des souffrances de Jésus, la haine des pharisiens ne désarme pas devant la croix. Leur moquerie persistante est comme une contre-partie satanique de la prière de la victime pour ses bourreaux. En réalité, les membres du sanhédrin donnent au Calvaire une

seconde représentation de la scène du matin; ils répè-

tent devant le crucifié ce qu’ils ont dit à l’accusé.

Pourquoi s’en étonner ? Ils n’ont pas agi un seul instant

comme des juges; ce sont des adversaires implacables, usant du droit brutal de la force.

Toutefois, il n’est pas possible que devant cette suprème manifestation de l'amour du Christ, l’impiété seule apparaisse. Des deux brigands suppliciés à ses

côtés, l’un avait mêlé sa voix brisée aux blasphèmes :

des Juifs ; l’autre, ému par le calme auguste de Jésus, et surtout par cette expression de céleste charité qui rayonnait sur son front, éprouve à son contact ce saisissement auquel Pilate lui-même n’a pu échapper. Pour la première fois, il a l’intuition de la sainteté véritable, et c'est pour la voir outrag'ée et crucifiée : Reprenant son compagnon, il lui dit: « Ne crains-tu pas Dieu ? Pour nous, nous subissons le juste châtiment de ce que nous avons fait, mais lui n’a fait aucun mal?!»

1 Kataëaru vÜv dmo ToÙ sravsoû. (Marc XV, 32.) Luc XXIII, 40.

LA CRUCIFIXION. ei

Le langage du brigand pénitent ne permet pas de faire de lui, comme on l’a voulu, un de ces fanatiques qui, à l'exemple de Theudas ou de Barrabas, avaient levé l’étendard de la révolte. S'il eût joué un tel rôle, il s’en applaudirait au lieu de se confesser coupable , et il mourrait comme un enthousiaste. Non, il n'était qu'un vulgaire malfaiteur, et c'est pour cela qu'il avait été choisi afin de déshonorer encore plus la mort de Jésus. Mais, tout souillé de crimes qu'il fût, sa conscience n’était pas éteinte, et il suffisait qu’elle se réveillàt pour saluer la sainteté parfaite. « Souviens-toi de moi, s'écrie t-il, quand tu viendras dans ton règne. » « Ce. soir même, lui répond Jésus, tu seras avec moi en paradis ‘. » Sublime réponse au défi des scribes ! TI ne descend pas de la croix, comme on l'y invite; il y reste, mais c'est pour sauver et pardonner; le supplicié, de ses mains percées, ouvre le ciel à une âme immortelle. Jamais il n’a manifesté un pouvoir plus divin qu'à cette heure. Soudain, du milieu de la foule, se détache un petit groupe qui à passé inaperçu. Il se compose de trois femmes et d'un disciple ; c'est d'abord Marie, la mère de Jésus, le cœur traversé du glaive qui lui a été prédit par le vieillard Siméon ; tout ce qu’elle éprouve de

douloureux amour à cette heure est résumé par ces

mots de l'hymne antique :

Stabat mater juxta crucein, Dum pendebat filius.

1 Apny AEYO ot, chpepoy per (Luc XXII, 43.)

2 CR h] "+ UP.

EpLOoUu con EV Tu) TAQATE CU).

62 LA CRUCIFIXICN,.

Sa sœur Marie, femme de Cléopas, l’a accompagnée, ainsi que Marie de Magdala, qui apporteau erucifié ses larmes, comme l’autre Marie de Béthanie lui avait. apporté son vase de parfum. Le disciple, c’est Jean, Pami du Maître! Touchant héroïsme de l'amour que rien n'arrête, que rien n’effraye, et qui se révèle à l'heure de l'universel abandon et de l'extrême souffrance! Quelle consolation pour Jésus que de rencontrer ces regards qui expriment une tendre et poignantesympathie! Marie et Jean lui furent d’un plus grand secours: au Calvaire que l'ange en (rethsémané. Mais, dans cette

fanèbre entrevue, il ne s'arrête point à ce qui le con-

cerne. « Femme, dit-il à sa mère qu'il voit soutenue par le disciple bien-aimé, femme, voilà ton fils if »

Deux heures s'étaient écoulées depuis le commencement du supplice. La mort approchaït; elle n'était pas tant causée par la souffrance même de la crucifixion que par tout ce qui l'avait précédée et accompaœnée pour Jésus. Des ténèbres épaisses voilaient la clarté du ciel; c’étaient les indices non d’une éclipse, qui n’eût pas été possible, alors que la lune-était dans son plein, mais d’un tremblement de terre?. Dieu permit cette coïncidence comme pour mieux marquer la grandeur de l'événement. C'est alors que, près d'expirer, sentant s’ubattre sur lui cette angoisse mexprimable qui précède la rupture du lien entre Fâme et le corps,

1 T'üvar, 100b 6 v'és cou. (Jean XIX, 26.)

# Jules Africain: avait déj fait cette remarque. Il parait qu’à la

même époque, un tremblement de terre renversa, une grande partie 4e. Ja ville de Nicée. (Néander, Vie de Jésus, I, p. 447.)

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