CYCLE DES ÉTUDES RABBINIQUES
cune d'elles avait à sa tête un maître attitré; il était assis sur une chaire élevée, et ses auditeurs se ranœeaient en demi-cercle devant lui.
« À cinq ans, porte le Talmud, on doit commencer les études saintes; à dix ans, se consacrer à la tradition ; à treize ans, connaître et accomplir les commandements de l'Eternel; à quinze ans, perfectionner ses études. » « Ne cesse pas, est-il dit ailleurs, l'étude de la loi, car tout y est renfermé,; c'est elle qui te donnera la vraie science. — Vieillis dans cette étude, ne la quitte . point, car tu ne peux rien entreprendre de mieux. La récompense sera proportionnée à la peine. »
« Celui qui se livre à ces études saintes ne doit se laisser distraire par rien sur son chemin, nepas dire en voyageant : « Cet arbre est grêle, le sillon est beau, » mais s’y absorber tout entier. Ce qu'on apprend dans sa jeunesse ressemble à un écrit tracé sur du parchemin neuf. Celui quiest instruit par un vieillard ressemble à celui qui mange des raisins mürs et boit du vin vieux !.» és
Le disciple qui avait franchi le premier deeré de: l'instruction s’asseyait sur un siége,au pied de la chaire. doctorale, et avait le droit de prendre la parole. Il fallait traverser ‘un troisième degré d'initiation [pour devenir rabbin. La mémoire devait être singulièrement exercée pour retenir le fatras des traditions pharisaïques qui n'étaient pas encore fixées par écrit. Le disci-
1 Pirke Aboth, II, p. 513-527.