‹ Jésus-ChristChapitre 58 sur 376 · OPPOSITION ENTRE LE TALMUD ET L'ÉVANGILE · texte numérisé non relu

OPPOSITION ENTRE LE TALMUD ET L'ÉVANGILE

deux mouvements religieux ressort avec évidence de leur résultat définitif. L'enseignement du Christ aboutit

à l'Evangile et celui des rabbins au Talmud. D’un

Fe

côté, nous avons une vivante histoire qui est toute pénétrée d’un esprit nouveau, sans formules arrêtées et sans rituel, d’un autre côté, un corps de traditions enchevêtrées, une réglementation de toutes les formes de la piété poussée jusqu'aux détails les plus minutieux. Sauf le Pirke Abotk, le livre des principes, qui contient ce qu'on peut appeler l'esprit du pharisaïsme, le Talmud se compose d’une suite de traités portant sur les heures et les formules de la prière, sur la classification des offrandes, sur l'observance des fêtes et du sabbat, sur les jeûnes, sur les vœux, sur les purifications, sur les usages de la vie journalière. À côté du texte ou de la Mishna, renfermant déjà un mélange bizarre de traditions réglementaires, nous avons le commentaire ou la Gemarra, qui ne fait que reproduire les diverses interprétations des rabbins. Jamais le Talmud ne s’é-

lève à un principe moral qui puisse imprimer l'unité à

la vie religieuse , il ne s'attache qu'aux manifestations extérieures qui sont infiniment diverses, et il s’efforce, par la variété des ordonnances, de prévoir tous les cas imag'inables. La généralisation et l'unité ne sont possibles en religion que quand on remonte aux mobiles premiers de la vie morale. Le Talmud, qui n’a songé qu aux dehors de la coupe et du plat, se perd dans la multiplicité fatigante des actes isolés et successifs. Ce n'est plus qu'un rituel puéril justifié par une exégèse

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