‹ Jésus-ChristChapitre 9 sur 376 · LE PAGANISME ASIATIQUE. . GG · texte numérisé non relu

LE PAGANISME ASIATIQUE. . GG

toujours entre le dualisme etle panthéisme, elle n’a pas franchi vraiment le cercle des cultes de la nature, car elle identifie sans cesse les faits moraux aux faits naturels.

Le cercle fatal du naturalisme s'achève dans l'Inde au sein de cette race aryenne si richement douée, à l’esprit subtil et brillant, qui dès les temps les plus reculés enfante la métaphysique du panthéisme et la pousse à ses dernières conséquences. Quand cette race s'éveilla à la vie de la pensée, ce fut au pied du Caucase où elle était encore réunie en faisceau, par une fraîche aurore, sous un ciel radieux et près des sources murmurantes; elle reconnutses dieux dans les phénomènes naturels qui l'avaient charmée, elle chanta, sous le nom d’Indra, la jeune et éclatante lumière; elle eut des hymnes pour les deux premiers rayons du matin, ces premiers-nés du jour ; elle en eut pour la rosée, pour l'onde limpide et vivifiante. Le feu est adoré «comme l'être ailé qui brille sur le foyer, comme l'oiseau doré qui repose sur la terre, comme le souverain vainqueur qui à la fumée pour étendard.» Aïnsi naquit dans les Védas ce näturalisme qui eut toute la fraîcheur et la poésie de l'enfance et qui fut le fonds commun dont les races aryennes tirèrent des religions si différentes. Tandis que le Gaulois et le Germain, dans leurs forêts sombres et sous leur ciel souvent voilé, inaugurent un culte sérieux, parfois même tragique, tourné vers l’invisible, altéré d'expiation et d’immortalité, tout pénétré du sentiment de la déclréance, la race indienne au sein

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