M, 34,00; XI
rites.
^IX, 35-37, d'après les meilleures auto-
a envoyé dans le monde peut donc bien se dire le Fils de Dieu^. » Mais partout ailleurs chez Jean il se nomme le Fik^.
Il se nomme ainsi, d'abord, pour définir dans quelle union intime son âme vit avec rÈtemel; c'est le même sentiment que chez les trois autres évangélistes, quoique revêtu ici d'une expression infiniment plus profonde : « Moi et le Père nous sommes un ; je suis dans le Père et le Père est en moi^. » Mais ce qui montre bien le caractère tout moral, tout spirituel, tout mystique de cette union, c'est que Jésus dit à ses disciples : « Mon Père est en moi; vous serez en moi
'X, 34-â6. Dans le passage V, 25, où il est question du Jugement, la leçon « le Fils de lliomme § me paraît plus probable que celle qui porte i le Fils de Dieu. »
'Jésus se nomme le Fils aux endroits suivants : III , 35-36 ; V, 49-26 (buit fois); XIV, 13; XVII, 4. (Au chap. VIII, 35-36, l'an* titbëse d'esclave et de fils nous avertit qu'il ne faut pas prendre ce dernier mot comme titre personnel.) En définitive, il n'y a, je crois, que quatre passages. On s'attendrait à en trouver infiniment plus ; mais chez les synoptiques aussi le terme ne revient que deux ou trois fois, quoique l'idée y paraisse très-familière à Jésus. Ici c'est encore bien plus le cas : qu'on se rappelle seulement les innombrables passages où Jésus parle de « son Père. » D'ail* leurs, il ne faut pas oublier que le pronom personnel revient, chez Jean, beaucoup plus souvent sur les lèvres de Jésus que chez les synoptiques: << le Fils de l'homme , » ayant pris un sens très-spécial, ne peut plus le remplacer aussi fréquemment. — L'évangéliste parlant de Jésus le nomme i Fils unique de Dieu, • dans le prologue (I, U, 48) et vers la fin du discours à Nicodème (UI, 46-18).