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Uébreux, au contraire, étaient entraînes dans une fausse route, tic graves leçons en ressortiraient encore pour tous les autres peuples, sous un aspect inverse et fatal. La même personnification nationale, l’homme de droiture livré en victime aux plus amères douleurs , et déchiré par ses propres cnfnns. aurait ses membres disperses en tous lieux , deviendrait la risée du monde entier; sa robe toute sanglante serait mise en lambeaux , sa couronne de gloire se changerait en déshonneur, et on le
établir un juste réglement en ta terre.... Que tous les peuples aecourent, que toutes les nations soient rassemblées Un jour donc, lorsque la montagne de Jéhovah
sera affermie parmi les montagnes , le» nations y afflueront; et beaucoup de peuples diront : Allons en la maison du Dieu de Jacob; il nous enseignera ses voies, nous marcherons dans ses sentiers, car la loi sort de Sion, et la parole par excellence de Jérusalem ; il jugera les nations; il arbitrera entre beaucoup de peuples; leurs épées seront transformées en hoyaux, leurs lances en serpes; et une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre natiou; on ne sc fera plus la guerre; mais chacun s’assiéra sous sa vigne ou sous son figuier, sans craindre
personne ; et l’œuvre de la justice sera la sûreté et Ja
paix. » — Et erit opnsjnstitiæ jmx, et ciiltus justifiée quies et securitas (Isaïe, xu, 8, 9; xui, j-6; xtiu, 9; 11, 1-4 ; Michic, xy; Isaïe, xxxix, 17).
verrait jeté, comme un mort, dans la poussière et dans la fosse, mais pour revenir de nouveau à la lumière, pour ressusciter plus jeune et plus brillant, parce qu’il ne convient ni à la pensée qui a présidé à sa création , ni à l’intérêt des races humaines, de le laisser mourir *.
Tels sont le fond et la forme constitutifs de l’hébraïsme. La seconde question de ce chapitre regarde les evénemens historiques qui expliquent le mieux les modilications apportées à ses doctrines, la vivacité des censures, des lamentations et des chants de triomphe de scs prophètes, leurs textes concernant l’attente d’un Messie, enfin toutes les conditions préexistantes à l’établissement et à la diversité des écoles qui doivent entrer bientôt comme personnages actifs dans le grand
1 « Si tu le détournes, toutes les malédictions tomberont sur toi; tu seras à la queue des nations, tu ne réussiras en rien, tu seras opprimé et brisé chaque jour, lu deviendras un sujet d'opprobre, de railleries et de fables pour tous les peuples Israël mon
serviteur est livré au pillage, et Jacub, que j'ai élu, aux
déprédateurs! Je le rachèterai Oui, mou serviteur
prospérera, sera exalté, gloriüé Toutefois Jéhovah,
ayant voulu le froisser à cause de nos transgressions,
l’a mis en langueur Oh ! comme mon serviteur juste
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drame de Jésus-Christ. Parmi ces éve'nemens historiques , il faut reconnaître d’abord la séparation du peuple hébreu en deux royaumes. Cette révolution intérieure donna naissance au judaïsme proprement dit, à la secte samaritaine et à une réorganisation publique du culte idolâtre. La coutume est d’en parler sous le nom de Schisme des dix tribus juives, quoique l’acception exclusivement religieuse, attachée à ce mot Schisme, soit loin de rendre le concours des intérêts naturels et politiques qui y furent engagés, et la réaction de la plupart des provinces 1 du pays contre la suprématie de leur capitale.
a le visage défait !... Il est méprise et rejeté dçs homme-.;
homme de douleurs chargé de nos iniquités, battu de
Dieu et navré pour nos forfaits... on l’a mené à la boucherie, comme une brebis muette devant celui qui la
tond on l’ÿ retranche de la terre des vivans... on a
marqué parmi les méchans sa sépulture mais j’ouvris-
rai tes sépulcres, ô mon peuple! et je t’en retirerai, pour te faire rentrer dans la terre d’Israël... et je traiterai avec toi une alliance éternelle de paix. » ( Deutéron. xxvitt; Jérémie, xxiv, g; Isaïe, xlii , i, 19, a.'(; xi.m, 1, a; lu, i3, 1 /, ; liii, 10, 1 1 , 3, /| , 7, 9, etc.; Ezéch. xxxvii., ia, a6, etc., etc., etc.)
* Les Hébreux formaient de véritables tribus, à la manière des Arabes, tant qu’ils étaient en Égypte ou
Un autre événement n’est pas moins remarquable à cause de l’invasion nouvelle que les dogmes de l’Orient, repoussés de la législation de Moïse, firent chez les Juifs, et à cause du mariage d’idées qui s’ensuivit, et auquel la doctrine du fils de Marie servira avec une évidence complète de dernier terme; c’est la destruction successive par les conquérans orientaux des cités les plus importantes de chacune des deux parties séparées du peuple d’Israël, et la transplantation en masse des tribus au-delà de l’Euphrate.
Le règne de David, que les poésies marquées de son nom représentent souvent, dans un aspect allégorique, comme la figure vi-
dans le désert; lorsqu’ils furent invariablement attachés à un sol, ces tribus devinrent de petites provinces, dans toute l’étendue politique du mot. Si l’on prend, en effet , la peine de réfléchir quelques instans aux divisions de leur pays et à son organisation intérieure, on sera frappé du génie législatif qui avait profondément combiné avec tous les moyens que l’époque avait pu lui fournir, ces deux principes essentiels de centralisation, auquel l’unité et la force sont attachées, et de division on plutôt de divisibilité, qui donne ù un peuple de la vie et «lu mouvement (vom mon Hist. des Institutions de Moïse et du peuple hébreu ).
sible des travaux , des souffrances et de l’avenir supposé triomphant du peuple hébreu tout entier *, avait laissé parmi les Juifs des souvenirs ineffaçables. Les fautes de sa vie ne pouvaient l’emporter sur les qualités nombreuses de ce roi. Il avait eu la gloire d’organiser l’intérieur de l’état, d’abattre les coalitions des peuples voisins, de rejeter le théâtre de la guerre loin du territoire , et , sous ses auspices, les armes hébraïques avaient obtenu une renommée qui fut la meilleure sauvegarde de la longue paix du règne suivant. L’an
* Les poésies réunies sous le nom de David , et appelées en français les Psaumes , d’un mot grec qui indique l'action de pincer les cordes des iustruraens de musique, forment un corps d’ouvrage intitulé, en hébreu, le Livre des célébrations, des louanges ( Seplwr Tehilim). Quelques-unes de ces poésies ont été attribuées à Samuel ou au collège des prophètes chantans cités dans le premier livre de ce juge (ch. x, xix). Une grande partie vient de David lui-méme : d’autres viennent des chefs de musique qui dirigeaient, de son temps, les chœurs du temple (i, Chron. xxv, i, 6); un petit nombre de l’époque de Salomon ; plusieurs de l’époque de Josaphat , et surtout des poètes de la captivité de Babylone, ou de ceux qui, au retour, encouragèrent vivement le peuple à rebâtir Jérusalem. Mais ce qu'il y a de plus intéressant à remarquer dans les psaumes, et ce que nulle traduction ne pourra