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lianisme aura pour o]»jct invariable, comme les autres écoles juives, d’attacher lous srs plans, retentirent donc en général sous l impressio» de ces circonstances ou de leurs résultats naturels. D’une part, en effet, la dislocation de l’État, les invasions de 1 idolâtrie, la violation journalière de toutes les lois les plus utiles et les plus sacrées, les guerres odieuses des deux royaumes divisés, les secours qu’ils réclamaient des populations étrangères et lointaines, l’avantage que toutes ces discordes laissaient aux ennemis les plus voisins et les plus acharnés du pays, enfin la folie de ces peuples voisins qui les portait à se réjouir des calamités des Hébreux , et à les fomenter, au lieu de chercher l’union pour repousser en commun le géant de l’Assyrie et de Rabylonne : telles sont les causes des apostrophes impétueuses des prophètes, de leurs tableaux . lugubres et bizarres, de celui-ci, entre autres, qui doit particulièrement arrêter notre attention : la Judée, résumée en Jérusalem, apparait , dans leurs écrits, tantôt comme une vierge fécondée par l'intelligence, et destinée à enfanter, au milieu de grandes douleurs, un peuple juste; tantôt comme une femme
adultère et prostituée qui se livre avec Samarie, sa sœur, aux embrassemens sauvages et superstitieux de ses adversaires les plus menaçans *. Telles sont les causes des prévisions redoutables dans lesquelles la voix de ces prophètes prononce la chute successive de tous les empires connus et de la Judée ; mais ils y ajoutent toujours la différence que les premiers,
1 « Qui entendit jamais une chose semblable? Est-ce qu’un pays peut s’enfanter en un jour? Est-ce qu’une nation petit naître en une seule fois, pour que Sion, aussitôt qu’elle a été en travail, ait enfanté scs fils? Moi, qui donne de la postérité aux autres, ne la ferai-je pas produire, a dit l’Éterncl? (Isaïe, xlvi, 7). — A qui te comparerai-je, fdlc de Jérusalem; à qui t'assimilerai-je, aûu de te consoler, vierge fille de Sion? (Jérém. Lament. 11, l3). — Il y a eu deux femmes, filles d’une même mère, qui se sont prostituées dès leur jeunesse, et qui ont déshonoré leur sein... l’une, Àhola ou Samaric, s’est passionnée pour les Assyriens, ses voisins, et a commis des adultères avec eux et avec leurs idoles c’est [wurquoi je
l'ai livrée à ses amoureux, aux fils d’Assur, qui l’ont couverte d’opprobre, qui lui ont enlevé ses (ils et ses filles, et qui l'ont tuée elle-même avec l’épée....; l’autre, Aholiba ou Jérusalem , s'est corrompue encore davantage; elle a surpassé les prostitutions de sa sœur, c’est pourquoi je la livrerai aussi aux amoureux qu’elle a appelés sur son lit, aux enfans de Babylone, aux Chaidéens, aux Assyriens. » (E/.éch. xxm; Osée, 1.)
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une fois renversés , ne relèveraient plus , disaient-ils, une puissance bâtie sur le sable, tandis «prune heure ine'vitable de réveil était réservée à la personnification hébraïque, qui , en vertu de son organisation morale, se voyait liée à la nature du monile, et qui n’emportait pas moins de force pouf. résister à tous les ébranlemcns *.
D’autre part, toutes leurs promesses consolantes adoptaient de préférence une expression sur laquelle le pays entier fondait ses espérances à l’époque de Jésus-Christ. Delaraccdes princes de Judée, delà race de David, pris pour modèle d’intelligence et «le gloire, unlibérateut; surgirait quelque jour, qui, réunissant comme lui, et avec de plus hautes perfections, la puissance d’esprit à la puissance de Faîne et au courage, saurait triompher, de toute
1 « Ainsi a dit celui qui donne le soleil pour être la lumière du jour, qui règle la lune et les étoiles pour être la lumière des nuits, qui fend la mer et fait mugir les flots, et dont le nom est l’Êternel des armées: si jiO mais ces réglemcns disparaissent, alors la race d’Israël pourra cesser à toujours d’être une nation devant moi. Si les deux se mesurent par dessus, et les fondemens do la terre par dessous, alors pourrai-je les rejeter entièrement. p (Jércm. xxxi, 35, 3;.)
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oppression extérieure, et ramener les deux états divisés sous un sceptre de paix ; à la justice il rendrait ses droits, au peuple sa dignité , à la vie toutes les douceurs dont l’Éternel l’a originairement dotée ; enfin il ferait servir le véritable Israël, selon sa destinée primitive, d’étendard et de noyau aux autres populations de la terre , pour ne former de toutes les familles des enfans d’Adam qu’une seule famille de peuples , vivifiés les uns les autres par la plus admirable unité *.
Le royaume d’Israël ou le premier peuple de Sam a rie succomba devant les armées assyriennes, après avoir soutenu dans sa capitale
* «Un rejeton sortira du tronc de David... et deviendra comme un asile contre la tempête... Toutes les famillesdTsrael ne feront plu s qu’un même peuple; Ephraïm ne sera plus jaloux de Juda, et Juda n’opprimera plus Ephraïm... Alors les nations rechercheront le descendant d’Isaïe, dressé pour être l’étendard des peuples.... Jacob manifestera sou jugement, et les îles espéreront en sa
loi Alors la maison de Jéhovah sera apjK'lée la maison
de prières de tous les peuples et la bénédiction des-
cendra au milieu de toute la terre... Et, dans ce jour,' Jéhovah dira: Bénie soit l’Égypte, mon peuple; bénie soit l'Assyrie, l’ouvrage de mes mains, et Israël, mon héritage et toutes les familles des peuples se prosterneront