II
toutes les traditions et toutes les croyances spéciales des pharisiens , comme une source continuelle d’abus et comme des importations étrangères. De leur avis, les Juifs ne pouvaient admettre l’existence des esprits et des anges ; les locutions diverses des textes , qu’on invoquait de leur temps à l’appui de ces doctrines, n’indiquaient autre chose que les bonnes inspirations envoyées par Dieu à certains hommes, ou les hommes eux-mêmes bien inspirés.
les rabbins le droit de ramener presque tous les miracles, comme on s’en convaincra mieux dans la suite, à des actes naturels, a été pour une grande part dans les calomnies, dans les persécutions et les fureurs dirigées contre les Juifs; ils nous expliqueront pourquoi, au sein des Espagnes , où les docteurs les plus célèbres de cette nation, dans le moyen âge, ont existé, les noms de philosophes,de théistes et de Juifs sont restés comme synonymes.
Voici, au reste, le texte du symbole indiqué :
Moses accepit legem foraient, seu traditionalcm ) de Sinaï, et tradidit eam Jehoschuce ; J chose hua veto seniori bus; seniores prophetis. Prophctœ tradidenmt eam viris spnagogœ magnœ. Isti dixerunt très sententias : Estote moram trahentes in judicio , cons limite multos discipuhs, et facile sepem pro lege. » ( Mischna , t. iv; Capit. pair. ou Sentences des pères , chap. i, 5 i, édit. hébr. et latin. lVageinseilii).
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Sans cela, on le polytheisnii fondamental de Moïse, d’après lequel le dieu d’ Abraham aurait dicte à leurs ancêtres de ne jamais supposer entre eux et lui d’autre intermêdiaire que les organes naturels et visibles de la sagesse, de l’intelligence, de ses sublimes
<, volontés. Par la même raison , ils se refusaient à croire à la perpétuité individuelle des âmes humaines et des corps. Leur règle était de s’en tenir à la rigueur exacte de la loi ancienne. Us proclamaient que toutes les transmigrations des âmes, et les résurrections des morts, qu’on adoptait .avec empressement pour base d’un avenir plus ou moins orné, plus ou moins glorieux, ne résidaient en réalité que dans la série des races. L’homme avance au prix de toutes sortes de vicissitudes, en proportion de l’imprudence ou de la sagesse de chaque âge, vers l’cpoque promise où la force des méchans , ayant perdu sa dernière influence sur la terre, laissera un libre cours au règne de Dieu et à sa justice, au bonheur universel. Enfin, loin de reconnaître le pouvoir de la fatalité, l’association des saducéens faisait dépendre de nous-mêmes, dans un sens