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clé prescrites à l’opposé de Vichnou , eu punition de l'orgueil dont il se serait rendu coupable envers les deux autres membres de la trinité fraternelle. Dans le nombre on compte surtout l’incarnation du corbeau, qui devint sage par une expérience de plusieurs milliers do siècles. Une seconde incarnation reçoit la forme d’un misérable paria atteint pendant sa jeunesse d’une dégradation complète de l’esprit et du cœur; il est assez semblable dans cet aspect à un personnage mythologique d’un autre genre que nous retrouverons en honneur dans la Samarie, lorsque les apôtres allèrent y prêcher Jésus-Christ. La force du repentir finit par en faire un esprit pur, un chantre doué d’une voix divine. Dans un autre temps, le Dieu , sorti du sein de la jeune Kali qui ne cesse pas d’être vierge, après lui avoir donné le jour, déploie aussi un mérite inconcevable comme savant et comme poète; une quatrième incarnation offre encore le changement de l’état moral d’un homme des plus pervertis en une haute intelligence (Polier, Mythologie des Indous , t. I, p. 171 et suiv.; Creulzer-Guigniaut , Religion de l’antiq., t. 1, p. * 3o et suiv.).
J’ai déjè fait observer que le troisième mombro de la trinité indienne , le Dieu destructeur Schivcn ou Si va , paie aussi son tribut à l’incarnation. Chez les Égyptiens , le Dieu Osiris , le Soleil , nou content d’être lui-même une incarnation des dieux supérieurs , se réincarnait à son tour dans les Hor-
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mi s , qui auraient été destinés à instruire et à civiliser les hommes.
Note I), page 87.
Textes relu tifs à l'opposition religieuse des doctrines juives et des doctrines orientales , sur T importance, de la vie humaine.
I)nn$ celle note , il ne s'agit nullement de disserter sur In valeur de chaque opinion , mais d’établir historiquement leur nature. J’ai à confirmer, h l’aide des textes de Salomon , que les doctrines primitives du peuple hébreu étaient une réaction religieuse et morale en même temps que politique contre l'Orient; je montrerai l’harmonie complète du poème de Job arec l’esprit de Salomon , et )e dois faire un rapprochement littéral entre les paroles fondamentales du Phédon de Platon, qui sont le résumé fidèle des doctrines des orientaux, et la belle prière du roi Ézéchias, composée par le prophète Isaïe. Mais, auparavant, voici les indications historiques concernant l’échange des idées qui eut lieu sous le règne du fils de David, t La sagesse de Salomon était plus grande que la sagesse des orientaux, disent les chroniques, et que la sagesse des Egyptiens. Sa renommée s’étendit chez toutes les nations d’alentour: il venait des gens d'entre tous les peuples pour l’eutendre et de la part de tous les rois de la terre pour
NOTE n.
lui adresser les questions les plus obscures (et prcrcedebat sapientia Satomonis sapientiam omnium orientalium et œgrptiorum , et ei'at nominatus in univertU gentibus per circuitum, et vcniebant de cunctis populis ad audiendam sapientiam Salomonis et ab universis regibus terra; qui auiiiebanl sapientiam ejus (i ou m Reg., iv, 3o, 34; il cltroniq., ix, I, 23).
Il est donc évident que les pensées provenant de Salomon lui-même ou de son époque, par fragmens écrits ou par tradition, devaient porter l’empreinte des questions qui étaient alors débattues. C’est ainsi que les paroles les plus remarquables du livre de l’Ecclésiastc ou le prêcheur du peuple sont expliquées par la situation historique. Avec quelles croyances, en effet, les orientaux, Égyptiens, Chaldéens ou autres arrivaient-ils h Jérusalem? Us arrivaient avec les croyances que nous connaissons déjà sur la fatalité de la vie, considérée comme déchéance d’un état antérieur de l’ame, avec leurs croyances sur l’empire absolu du mal, sur le mépris qu’on devait faire de l’état présent; ils arrivaient avec toutes leurs idées relatives à la métempsycose, aux voyages des âmes dans les régions supérieures d’une sphère dans une autre sphère, avec leurs idées relatives à l’influence personnelle et directe que les morts, revenant en ce monde, exerçaient contre les vivons ou en leur faveur ; ils arrivaient enfin avec la croyance que les corps embaumés conservaient de