‹ Jésus Christ et ses apôtresChapitre 2 sur 23 · VT · texte numérisé non relu

VT

ce corps par avance. Je Tous le dis en vérité ? ce dans tout l'Univeis. en quelque lieu que ce cei évangile soit pi é , ce qu'elle a fait se c< ràcontex^a aussi en mémoire d'elle. »

Grand nombre de Juifs ayant appris que Jésus étoit en ce lieu-là , y allèrent , non-seulement à cause de Jésus , mais aussi pour voir Lazare , qu'il avoit ressuscite d'entre les morts. Les princes des prêtres délibérèrent de faire mourir aussi Lazare, parce que plusieurs des Juifs les quittoient à cause de lui , et croy oient en Jésus.

Le lendemain, comme Jésus approchoit de Jérusalem, et qu'il étoit déjà à Bethphagé, au pied du mont Oiivet, il envoya deux de ses disciples, à qui il dit : ce Allez au village que « voilà devant vous. En y entrant , vous trouce verez une ânesse attachée , et son ânon avec ce elle qui est aussi attaché, et sur lequel on a n'a point encore monté. Détachez -le et ce amenez-le-moi. Que si quelqu'un \ous dit : ce Pourquoi ies détachez-vous? Vous lui ferez ce ceue réponse : C'est que le Seigneur en a ce aftairej et aussitôt il vous le laissera aller.»

DE JESUS-CHRIST. m

Les disciples s'en allèrent et firent ce que Jésus leur avoit ordonné. Us lui amenèrent l'ânesse avec l'ânon , et les ayant couverts de leurs vêtemens, ils le firent monter sur l'ânon. Une foule de monde qui étoit venue pour la fête de Pâques, ayant ouï dire que Jésus approchoit de Jérusalem , prit des branches de palmier et alla au-devant de lui , en criant : « Hosanna ! béni soit le Roi d'Israël qui vient <c au nom du Seigneur! » Pendant qu'il marcboit, un grand nombre étendoient leurs vêtemens sur son passage ; d'autres coupoient des branches aux arbres et en joncboient le chemin. Quand il fut près de la descente du mont Olivet , tous ceux qui faisoient profession d'être ses disciples (et ils formoient plusieurs troupes), ravis de joie, se mirent à louer Dieu à haute voix sur tous les miracles qu'ils avoient vus. « Béni soit le Roi , disoient- « ils, qui vient au nom du Seigneur. Paix dans « le Ciel et gloire au plus haut des Cieux. » Mais les troupes qui alloient devant, et celles qui suivoient, crioient : « Hosanna au fds de <c David ! Béni soit celui qui vient au nom

na VIE

<c du Seigneur ! béni soit le règne qui vient ? « le règne de David notre père ! Hosanna , «dans le plus haut des Cieux! » Le monde qui s'etoit trouvé avec Jésus , lorsqu'il dit à Lazare de sortir du tombeau, et qu'il le ressuscita d'entre les morts , en rendoit témoignage. Yoilà pourquoi le peuple alla audevant de lui, ayant appris qu'il» avoit fait ce miracle.

Lorsque Jésus approcha et qu'il vit la ville, il pleura sur elle , en disant : « Oh ! si du moins ce en ce jour, qui est encore pour toi un jour « de grâce , tu avois su connoître les choses ce qui étoient capables de te donner la paix ! « Mais maintenant tout cela est caché à tes « yeux : car il viendra contre toi des jours oii « tes ennemis feront une ciiconv alla tion au- « tour de tes murailles; ils t'enfermeront et « te presseront de tous côtés ; ils te renverse- « ront par terre , toi et tes enfans qui sont « dans ton sein , et ils ne te laisseront pas <c pierre sur pierre , parce que tu n'as pas su <c connoître le temps oii tu as été visitée. » Quand il fut entré dans Jérusalem , toute

DE JESUS-CHRIST. n3

la ville fut émue , et Ton disoit : « Qui est « celui-ci? » Le peuple répondent : « C'est Jé- « sus le prophète , qui est de Nazareth en Ga- « lilée. » Il alla au temple ; et après avoir tout considéré, comme il étoit tard, il s'en retour» na à Béthanie avec les douze Apôtres. Le lendemain, en revenant à Jérusalem , il eut faim, et voyant de loin un figuier qui avoit des feuilles, il s'avança pour voir s'il y trouvèrent quelque chose; et s'en étant approché, il ne trouva que des feuilles : car ce n'étoit pas la saison des fruits. Alors Jésus dit au figuier : « Que jamais personne ne mange plus de « fruit qui vienne de toi. » Et ses disciples entendirent ce qu'il disoit. Cette malédiction tomboit sur la synagogue, dont toute la religion consistoit en cérémonies et en paroles, figurées par les feuilles, tandis qu'elle étoit stérile en fruits , qui sont les œuvres de justice et de charité .

Jésus étant arrivé à Jérusalem , et entré dans le temple , en chassa tous les vendeurs et tous ceux qui y achetoient, et se mettant à instruire le peuple, il disoit : «N'est-il pas

iO.

« écrit : ma maison sera appelée p^r toutes les €< nations , la maison de ]a prière? Et vous en « faites , vous autres, une caverne de voleurs.)) Les princes des prêtres et les scribes, l'ayant entendu parler de la sorte, cherchoient les moyens de le perdre ; car ils le craignoient , parce que tout le peuple avoit de l'admiration pour sa doctrine. En même temps des aveugles et des boiteux vinrent à lui , et il les guérit. Les princes des prêtres et les scribes , voyant les merveilles qu'il venoit de faire , et que les enfans , répétant les acclamations de la ville, crioient dans le temple : « Hosanna « au fils de David ! » en furent indignés , et lui dirent: « Entendez -vous ce que disent ces « enfans? — Oui , leur répondit Jésus ; et na- « vez-vous jamais lu : Tous avez tiré des « louanges de la bouche des enfans , et même « de ceux qui sont à la mamelle. » Jésus enseignoit tous les jours dans le temple. Quelques-uns des Gentils qui étoient venus au jour de la fête, s'approchèrent de Philippe et le prièrent de leur faire connoître Jésus. Philippe en parla à André , et tous deux en par-

DE JESUS-CHRIST. n5

lèrent à Jésus , qui leur répondit : « L'heure « est venue que le fils de l'homme doit être « glorifié. » Et il ajouta : « En vérité , en vé- « rite, je vous le dis , si le grain de froment, « étant tombé dans la terre, ne vient à mouce rir, il demeure seul ; mais s'il y meurt, il « rapporte beaucoup. Maintenant mon âme «est troublée, et que dirai -je? Mon Père, «sauvez -moi de cette heure-là. Mais c'est «pour cette heure même que je suis venu. « Mon Père, glo i ifiez votre nom. » A l'instant, une voix vnt du ciel qui dit : « Je lai déjà « glorifié , et je le glorifierai encore. » Ceux qui étoient là et qui l'entendirent , dirent que c'étoit un coup de tonnerre ; d'autres , que « c'étoit un Ange qui avoit parlée » Jésus répondit : « Ce n'est pas pour moi , c'est pour « vous que cette voix s'est fait entendre. C'est « à présent le jugement du moude ; le Prince « de ce monde va être chassé dehors. Quand « je serai élevé de terre , j'attirerai tout à « moi. » Et Jésus disoit cela pour faire entendre de quel genre de mort il devoit mourir. « Nous savons par la loi, reprit le peuple^

no VIE

« que le Christ doit demeurer éternellement ; ce et comment dites -vous : Il faut que le fils « de l'homme soit élevé en haut? Quel est « donc ce fils de l'homme? — Vous avez ence core de la lumière pour un peu de temps, ce Marchez , tandis que vous avez de la luce mière , de peur que la nuit ne vous s urée prenne. Celui qui marche dans les te'nèbres ce ne sait où il va. Pendant que vous avez |la ce lumière, croyez-en la lumière, afin que vous ce soyez des enfans de lumière. » Jésus parla de la sorte, et se retirant , il se déroba à eux. Jésus retournoit tous les soirs à Béthanie , et revenoit le lendemain à Jérusalem, ce Si ce quelqu'un , dit-il dans une des instructions ce qu'il adressoit au peuple, si quelqu'un ence tend mes paroles et ne les garde pas , ce ce n'est pas moi qui le juge ; car je ne suis pas ce venu pour juger le monde , mais pour le ce sauver. Celui qui me méprise , et qui ne ce reçoit point mes paroles , a son juge. Ce ce sera la parole même que j'ai annoncée qui c< le jugera au dernier jour, parce que je n'ai « point parlé de mon chef j mais mon Père ,

« qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce « que j'ai à dire , et de quoi je dois parler. Je «c sais que ce qu'il prescrit est la vie éternelle, « Les choses donc que je dis , je les dis comme a mon Père les a dites »

Pendant qu'il enseignoit le peuple dans le temple , et qu'il annonçoit l'évangile , les princes des prêtres et les scribes s'assemblèrent avec les anciens , et lui parlèrent de la sorte : « Dites - nous ce que vous faites ; de « quelle autorité le faites-vous , ou qui vous « en a donné le pouvoir ? — Je vous ferai une « question , leur répartit Jésus ; et si vous m'y « répondez , je vous dirai de quelle autorité <c je fais ce que je fais. D'où venoit le baptême « de Jean? Du ciel ou des hommes? Répondez- « moi. » Mais ils raisonnoient entre eux et disoient : « Si nous répondons : C'est du Ciel , « il nous dira : Pourquoi donc ne l'avez-vous « pas cru ? Que si nous disons : C'est des « hommes , nous avons le peuple à craindre : « il nous lapidera ; car il est persuadé que « Jean étoit un prophète. » Ils répondirent . donc à Jésus qu'ils ne savoient d'où étoit ce

n8 VIE

baptême. Et Jésus leur dit : « Ni moi , je ne « vous dirai point non plus de quelle autoce rite je fais ce que je fais. Un homme avoit « deux fils , ajouta-t-il; il s'adressa au pre~ « mier, et lui dit ; Mon fils , allez aujourd'hui ce travailler à ma vigne. — Je ne veux pas , « répondît-il. Mais après, s'étant repenti, il ce y alla. Ensuite le père, s'adressant à l'autre, ce lui dit la même chose. Celui-ci repondit : « J'y vas, seigneur, et n'y alla point. Lequel « des deux a fait la volonté de son père? — ce C'est le premier, » lui dirent-ils. Alors Jésus reprit ainsi : ce Je vous dis , eu vérité , ce que les publicains et les femmes abance données entreront plus tôt que vous dans « le royaume de Dieu. Car Jean est venu dans ce la voie de la justice , et vous ne l'avez point ce cru; mais les publicains et les femmes de ce mauvaise vie l'ont cru. Et vous qui avez vu ce cela , vous ne vous êtes point repentis en- « suite pour le voir. Il y avoit, poursuivit-il, « un père de famille qui planta une vigne, ce Après l'avoir environnée d'une haie , il y ce creusa un pressoir et y bâtit une tour. Puis

DE JESUS-CHRIST. u9

« il la loua à des viguerons , et s'en alla dans « un pays étranger, ou il l'ut long-temps. Le « temps de cueillir les fruits étant Tenu, il ce envoya un de ses serviteurs aux vignerons i « pour recevoir des fruits de la vigne. Mais « l'ayant pris , ils le battirent et le renvoyèrent « les m uns vides. Il envoya encore un autre « serviteur , mais ils le battirent aussi, ils lui « jetèrent des pierres , ils le blessèrent à la « tête ; et après l'avoir chargé d'outrages , ils « le renvoyèrent aussi les mains vides. Il en « envoya un troisième, qu'ils jetèrent dehors, a après l'avoir blessé, et qu'ils massacrèrent. « II en envoya ensuite plusieurs autres , dont a ils battirent une partie et tuèrent le reste. « Sur quoi le maître de la vigue dit : Que <c feraije? Je leur enverrai mon fils bien-aimé; « peut-être que le voyant, ils auront du i\s- <c pect pour lui. Il leur envoya donc un fils ce unique qu'il avoit , et qui lui ctoit extrè- « mement cher. Mais quand les lignerons le a virent, ils raisonneront en eux-mêmes et « dirent : Celui-ci ^st l'héritier ; iuoiis-le, afin « que l'héritage soit pour nous. Et le jetant

iàb VIE

ex hors de la vigne, ils le tuèrent. Quand donc « le maître de la vigne sera venu , que ferais t— il à ces vignerons ? — Il fera périr misé- « rablement ces me'clians , lui dirent-ils, et il « louera sa vigne à d'autres vignerons qui lui « en donneront les fruits dans leur saison. « — Oui , reprit Jésus , il viendra , il fera pé- « rir les vignerons , et il mettra sa vigne en « d'autres mains. — A Dieu ne plaise ! » dirent les pharisiens, effrayés des mots qu'ils venoient d'entendre. Mais Jésus les regardant : a Qu'est-ce donc qui a été écrit? leur demandait t-il- N'avez -vous jamais lu dans les Ecriât tures : La pierre qu'ont rebutée ceux qui « bâtissoient est devenue la principale pierre « de l'angle. C'est le Seigneur qui a fait cela , c< et nous le voyons avec admiration. C'est te pourquoi je vous dis que le royaume de te Dieu vous sera ôté , et qu'il sera donné à un « peuple qui en produise les fruits. Celui qui « tombera sur cette pierre sera brisé, et ce- « lui sur qui elle tombera sera écrasé. 6» Les princes des prêtres et les pharisiens , ayant entendu ses paraboles , reconnurent bien que

c*étoit d'eux qu'il parloit ; et cherchant à le faire arrêter, ils craignirent le peuple, parce que Jésus passoit pour un prophète.

Cependant ils tinrent conseil pour le surprendre dans ses paroles. Ils lui envoyèrent des personnes apostées, qui contrefaisoient les gens de bien. Ces émissaires vinrent, et lui dirent : « Nous savons que vous dites toujours « vrai , sans vous mettre en peine de qui que ce ce soit ; car vous ne faites point acception « des personnes , et vous enseignez la voie de «Dieu dans la vérité. Dites -nous donc ce <c qu'il vous semble de ceci : est-il permis , ou « ne l'est— il pas, de payer le tribut à César? ce — Hypocrites , leur répondit Jésus, pource quoi cherchez-vous à me surprendre ? Moncc trez-moi de la monnoie du tribut. » Et ils lui présentèrent un denier, ce De qui est cette ce figure ? demanda Jésus; et le nom écrit au- « dessus ? — De César , lui dirent-ils. » Alors il leur répondit : « Rendez donc à César ce qui ce est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Les pharisiens étant un jour assemblés , Jésus leur fit à son tour cette question : ce Que

vc pensez-Tous clu Christ0 De qui est-il fir a — De David , lui dirent-ils. » Alors reprenant la parole : « Comment les scribes disent- « ils que le Christ est fils de David ? Car David «lui-même, inspiré de l'esprit saint, fap- « pelle son Seigneur, en disant, au livre des <c Psaumes : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : « Asseyez-vous à ma droite , jusqu à ce que de « vos ennemis j'en fasse votre marcfic-pied. « David donc lui-même l'appelle Seigneur : « comment , avec cela , est-il fils de David ? * Et personne ne pouvoit lui répondre un seul mot. Depuiis ce jour-là, qui que ce soit n osa plus Finterroger, et k peuple, qui étoit en grand nombre , prit plaisir à l'entendre.

«Les scribes et les pharisiens, dit- il au a peuple et à ses disciples, sont assis sur la « chaire de .Moïse. Observez donc et faites ce « qu'ils vous diront, mais ne faites pas comme « ils font : car ils disent et ne font pas ; ils <c lient des fardeaux ptsans et qui ne se peuce vent porter, et ils les mettent sur les épauk- « des hommes : cependant ils ne veulent pas « y toucher du bout du doigt. Au re^te, ils

DE JESUS-CHPvIST. i25

« font toutes leurs actions pour être rrgtrdes ce des hommes. Ils aiment à avoir les premières ce places dans les repas , et à être assis aux pre- (( miers rangs dans les synagogues , à être sa- « lues dans la place publique , et à être traités « de maîtres par les hommes ; ils dévorent les ce maisons des veuves , sous prétexte qu'ils a font de longues prières : ces gens-là en sece ront jugés plus rigoureusement

« Malheur à vous , s'écria-t-il ensuite , scricc bes et pharisiens hypocrites , parce que vous « fermez aux hommes le royaume des cieuxî ce Car vous n'y entrez point , et vous n'y lais- « sez pas entrer ceux qui se présentent ! Malce heur à vous, parce que vous courez la mer « et la terre pour faire un prosélyte , et qu'ace près l'avoir fait vous le rendez digne de « l'enfer deux fois plus que vous ! Malheur à ce vous, guides aveugles, qui dites : Quiconce que jure par le temple, cela n'est rien ; m lis ce celui qui jure par For du temple est obligé à ce son serment. — Insensés et aveugles, leee quel vaut donc le mieux , ou de l'or, ou du ce temple, qui sanctifie l'or? Et, quiconque

ce jure par l'autel, cela n'est rien ; mais celui c< qui jure par l'offrande qui est sur l'autel est <c obligé à son serment. — Aveugles , lequel « vaut donc le mieux , ou de l'offrande , ou de « l'autel , qui sanctifie l'offrande ? Celui donc :< qui jure par l'autel, jure et par l'autel, et « par toutes les choses qui sont dessus. Qui- « conque jure par le temple, jure et par le <c temple et par celui qui y habite ; et celui « qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu « et par celui qui y est assis.

«Malheur à vous, scribes et pharisiens, « parce que vous ressemblez à des sépulcres « blanchis , dont le dehors paroît beau aux ce hommes , mais dont le dedans est rempli « d'ossemens de morts et de toutes sortes d'or- « dures ! C'est ainsi qu'au dehors vous paroisce sez justes , et qu'au dedans vous êtes remplis « d'hypocrisie et d'iniquité. »

Puis , après leur avoir reproché le sang des prophètes, que leurs pères avoient fait répandre , il ajouta : « Je vais donc vous en- « voyer des prophètes , des sages et des inter- « prêtes de la loi. Il y en aura que vous ferez

ce mourir et que vous crucifierez, et il y en

« aura que vous flagellerez dans les synago~

« gués et que vous poursuivrez de ville en

« ville, afin que tout ce qui s'est répandu de

« sang innocent sur la terre retombe sur

« vous, depuis le sang du juste Abel jusqu'à

c< celui de Zacharie , fils de Barachie , que

« vous avez tué entre le temple et l'autel. Je

« vous le dis, en vérité, tout cela retombera

« sur la génération présente, Jérusalem, Jé-

« rusalem, qui fais mourir les prophètes et qui

« lapides ceux qui te sont envoyés, combien

«de fois ai- je voulu rassembler tes enfans,

« comme la poule rassemble ses poussins sous

« ses ailes, et tu ne l'as point voulu! Voilà

« que votre maison va vous demeurer déserte :

« car, je vous le dis , vous ne me verrez plus ,

« jusqu'à ce que vous disiez : Béni soit celui

« qui vient au nom du Seigneur. »

Après ce discours , Jésus s'étant assis vis-àvis du trésor , regardent comme le peuple y jetoit de l'argent. Oiv plusieurs personnes riches y en jetoient beaucoup. Il vint une pauvre veuve qui y mit cfeux petites pièces de

Page 1