‹ Jésus-ChristChapitre 37 sur 98 · LE MIRACLE DE L AVEUGLE-NE · texte numérisé non relu

LE MIRACLE DE L AVEUGLE-NE

Les chemins et les portes des villes, en Orient, sont encombrés d'aveugles, d'estropiés, d'infirmes de toutes sortes, implorant la pitié des passants et demandant l'aumône d'une voix plaintive. La coutume n'a pas changé depuis des siècles.

Comme Jésus quittait le Temple (i), il aperçut, à l'une des portes, un de ces malheureux, aveugle de naissance : — Maître, demandèrent les disciples, en quoi a-t-il péché, lui ou ses parents, pour qu'il naquît aveugle?

Dans la doctrine religieuse, l'infirmité physique, comme la mort, a ses origines secrètes dans le péché. Ce serait une erreur de croire cependant que la souffrance d'un individu ait toujours sa cause immédiate dans une faute personnelle ou dans celle de ses parents. Jésus rectifie ce préjugé; et, élevant l'âme de ses disciples à une pensée plus saine, il leur indique ce que devient la douleur dans les desseins de Dieu.

— « Si cet homme est aveugle », leur dit-il, « ce n'est pas que lui ni ses parents aient péché; c'est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. »

Toute douleur humaine, en effet, à la présence et sous l'action de Jésus, se transforme; elle l'émeut de pitié, il la guérit quelquefois, il la console toujours, et l'homme ne tarde pas à reconnaître dans ce bienfait le Dieu qui sauve. La vie du Maître n'est qu'un tissu des œuvres de sa bonté. Il s'y consumait, ne laissant échapper aucune occasion, car il savait que son passage sur la terre était rapide; il le comparait au jour, et sa mort lui semblait la nuit.

(i) Jean, ix.

— (( Tandis qu'il fait jour », disait-il, « il me faut accomplir les œuvres de Celui qui m'a envoyé. La nuit venue, personne ne peut plus agir. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »

Il allait en donner une preuve sensible à cet aveugle. Il crache à terre, fait de la boue avec sa salive et étend cette boue sur les yeux de l'infirme.

— (( Va )), lui dit-il, « lave-toi dans la piscine de Siloé. » Il s'en alla, se lava, et il revint voyant. C'était un jour de

sabbat.

La piscine de Siloé (i) était située au pied et à la pointe sud-ouest de l'Ophel, à la rencontre des vallées du Cédron et du Gihon; elle recevait ses eaux d'une source appelée aujourd'hui Sitti-Mariam, par un canal souterrain creusé dans le rocher de la colline. Au tem.ps d'Hérode, les murailles de Jérusalem s'étendaient jusqu'à la piscine, couvrant aussi une grande partie de l'Ophel, maintenant désert. La piscine est en ruine, à ciel ouvert. De rares débris de colonnes sont les seules reliques de la vieille église élevée là, dès les premiers siècles, au « Sauveur-Illuminateur ».

La guérison subite de l'aveugle-né fut bientôt connue. Ses voisins et ceux qui l'avaient vu auparavant mendier, assis au bord des chemins et au seuil des portes , se disaient : — N'est-ce pas celui qui était assis et mendiait.'^ Quelques-uns répondaient : Oui; d'autres : Non, mais il lui ressemble. Et lui affirmait : C'est moi.

On l'interrogeait avec curiosité. — Comment donc tes yeux se sont-ils ouverts .f^ — Cet homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, il en a enduit mes yeux et il m'a dit : Va à la piscine de Siloé, et lave-toi. J'y suis allé, je me suis lavé, et je vois. — Où est cet homme.'* lui demandait-on. — Je ne sais pas.

On conduisit alors l'aveugle aux Pharisiens, qui lui demandèrent à leur tour comment il avait recouvré la vue. Il leur dit : — Il m'a mis de la boue sur les yeux; je me suis lavé, et je vois.

En présence du prodige, les Pharisiens se divisèrent au sujet de Jésus. Les uns disaient : — Cet homme n'est point de Dieu ; il ne garde pas le sabbat. — Mais d'autres répondaient : - Comment un pécheur peut-il faire « ces signes » .f*

(i) cf. De belle Jud., vi.

Dans leur embarras, ils s'adressaient à l'aveugle : — Et toi, que dis-tu de celui qui t'a ouvert les yeuxP — C'est un prophète.

Ce mot les troubla.

Pressentant l'effet qu'un tel miracle allait produire dans la foule, ils mirent en doute le miracle. Afin de se confirmer dans leur négation, ils firent venir les parents de l'aveugle-né et ils les interrogèrent : — Est-ce là votre fils, celui que vous dites aveugle de naissance ? Comment donc voit-il maintenant ? — Oui, c'est là notre fils, aveugle de naissance, nous l'attestons. Mais, comment voit-il maintenant .^^ nous ne savons. Qui lui a ouvert les yeux? Nous ne savons. Interrogez-le, il a l'âge ; qu'il parle lui-même de lui-même.

La réserve des parents, dans leur réponse, était inspirée par la crainte, car les Juifs avaient déjà arrêté en conseil secret d'expulser de la synagogue quiconque aurait proclamé que Jésus était le Messie (i).

N'ayant rien pu obtenir des parents, les Pharisiens pensèrent à intimider celui qui avait été aveugle. On le rappela.

— Rends gloire à Dieu, lui dit-on, nous savons que cet homme est un pécheur.

Évidemment, leur but était d'amener cette âme simple à dire comme eux et à outrager, au nom de la piété orthodoxe et de l'obéissance aveugle à une autorité tyrannique, celui qui l'avait guéri. Mais une force invisible garde les faibles et les cœurs droits.

— Si cet homme est pécheur, je l'ignore. Je ne sais qu'une chose : j'étais aveugle, et maintenant je vois.

Cette netteté, cette sincérité dans l'affirmation, les déconcerta. — Qu'est-ce qu'il t'a donc fait.f^ Comment t'a-t-il ouvert les yeux.f^

L'aveugle, animé par l'esprit de Jésus, prit conscience de sa force.

— Je vous l'ai déjà dit, répondit-il, et vous n'entendez pas. Pourquoi voulez-vous que je le répète ?

Et il ajouta avec une pointe d'ironie :

— Est-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ?

— Sois son disciple, toi, s'écrièrent les Pharisiens, en le maudissant; nous, nous sommes les disciples de Moïse, car

(l) JEA.N, IX, 2 2.

nous savons que Dieu a parlé à Moïse; quant à celui-là, nous ne savons d'où il est.

^ V'oilà qui est surprenant, répliqua cet homme, vous ne savez d'où il est, et il a ouvert mes yeux. Nous savons que Dieu n'écoute pas les pécheurs; mais celui qui l'honore et fait sa volonté, il l'exauce. On n'a jam.ais oui dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né; si donc celui-ci n'était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.

La réponse était sans réplique; mais l'orgueil blessé et la mauvaise foi ont toujours pour dernière ressource la violence et l'injure. Les Juifs se montrèrent injurieux et violents.

— Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes!

Il fut excommunié, et ils le jetèrent dehors.

Jésus l'apprit, et l'ayant rencontré, il acheva dans cet homme l'œuvre de son Père, et celui que les hommes repoussaient injustement fut recueilli par sa justice et sa bonté. — « Crois-tu, lui dit-il, au Fils de Dieu.^ » — Qui est-il, Seigneur .f^ afin que je croie en lui. — « Tu l'as vu », lui dit Jésus; (( celui qui te parle, c'est lui. » Il répondit : — Je crois, Seigneur; et se prosternant, il l'adora.

L'Évangéliste s'est visiblement complu à relater avec les détails les plus circonstanciés ce fait instructif. On peut lire entre les lignes de son récit l'histoire des âmes qui arrivent à la foi et de celles qui s'obstinent dans l'incrédulité. L'aveugle-né est le modèle des unes, les Pharisiens sont le type des autres.

Les miracles de Jésus sont éclatants comme le soleil. Sa force thaumaturgique a ébloui l'humanité par d'innombrables bienfaits : il a relevé les infirmes, rendu la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, le mouvement aux paralytiques, la vie aux morts. Ceux qui ont éprouvé cette force le disent; les parents et les voisins, le peuple entier, la constatent. Le témoignage est public, universel, populaire. Les esprits sincères l'acceptent ; dans leur droiture, ils finissent par reconnaître, dans le thaumaturge, l'Envoyé de Dieu, et lorsque l'Envoyé de Dieu leur dit : Le Messie, le Sauveur, c'est moi, ils croient et tombent à genoux, en l'adorant.

Les Pharisiens, les juges, les éclairés, surpris d'abord par le prodige que le témoignage public leur signale, surpris par la vue même de ceux en qui le prodige s'est accompli, commencent par opposer au miracle et aux témoins Va priori de leur sagesse, de leur prétendue science ou de leur infaillible

critique : — C'est impossible, s'écrient-ils, cet homme agit contrairement à nos lois, aux lois de notre religion ou aux lois reconnues de notre science et de notre sagesse. Il n'y a pas de fait contre de telles lois.

Mais les témoins insistent : les faits sont évidents, et l'évidence des faits l'emporte sur tout. La conscience du peuple, spontanée et sincère, va au fait et méprise la doctrine qui le nie. C'est alors que commence l'embarras de la fausse science, de la fausse raison, de la fausse religion. A tout prix, il faut ébranler le témoignage. On essii >j de suborner les témoins, on tente, par une perfide exégèse, de dénaturer les documents. Si les témoins restent fidèles et si les documents muets ne se laissent pas falsifier, il n'y a d'autre recours que l'injure et l'anathème. Au nom d'une religion faussée, le témoin est traité d'impie; au nom d'une science superbe, il est méprisé comme un ignorant; au nom d'une politique violente et inexorable, frappé d'ostracisme et excommunié. Mais ces victimes de la persécution, réprouvées du monde, sont connues du Christ. Il aime leur simplicité, leur sincérité et leur courage, il les mène à la foi ; il leur dit ce qu'il est, et elles le croient : ce sont les élus de son Royaume.

D'un côté, l'aveugle, le mendiant, le déshérité du monde, l'excommunié pour la cause de Jésus, confessant la divinité de celui qui ouvrit ses yeux à la lumière et son âme à la foi ; de l'autre, les Pharisiens, les maîtres de la science, initiés à la Loi et à la doctrine des prophètes, les juges qui condamnent sans équité, qui anathématisent ce qu'ils devraient respecter, qui résistent à l'évidence et s'opiniâtrent dans l'incrédulité : voilà le contraste perpétuel qui caractérise l'œuvre de Jésus. Le Maître ne s'en étonne ni ne s'en émeut. Il en parlait souvent à ses disciples, n'y voyant que la volonté sage de son Père, la loi même de sa vocation messianique (i).

Aujourd'hui, il s'en explique à la face des Pharisiens :

— « Je suis venu en ce monde », dit-il, « pour exercer un jugement, pour que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles (2). »

Les ignorants, les simples, les pauvres en esprit qui ne savent pas et qui ne prétendent point savoir : voilà ceux que Jésus éclaire. Les soi-disant sages, infatués de leur science, de

(i) Matth., X!, 25; Ll'C, X, 21; Jean, vi, ^ et pi^ss. — {i) Jean, ix, 39.

leur culture, de leur système, convaincus qu'ils n'ont rien à apprendre, pas même de Dieu qu'ils croient représenter et de ses envoyés qu'ils dédaignent et éconduisent au nom de leurs axiomes : voilà ceux que le Fils de Dieu aveugle.

En entendant Jésus parler ainsi, quelques Pharisiens qui se trouvaient avec lui se récrièrent d'un ton ironique : — Est-ce que nous aussi, nous sommes des aveugles.^

La réponse de Jésus fut écrasante dans sa douceur :

— « Ah! que n'êtes -vous aveugles .^^ » vous chercheriez la lumière et vous n'auriez pas de péché. « Mais vous dites : Nous voyons, et vous repoussez la lumière que je vous apporte ; et votre péché demeure (i). »

Malgré tous les obstacles, malgré les passions, la science hautaine des docteurs, les menaces et les mesures violentes de la hiérarchie, l'œuvre de Jésus se faisait et progressait dans la métropole. Là, comme ailleurs, les pauvres gens étaient ses prédestinés; il voyait son troupeau grandir, et il se regardait comme le berger; il admirait ces natures simples qui ne craignaient pas de se compromettre pour lui et de le suivre en dépit des injures, des anathèmes de leurs chefs. La vue de ses fidèles l'attendrissait, et elle lui inspira une de ses paraboles les plus touchantes.

• — « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie, mais y monte par ailleurs, est un voleur et un larron. Mais celui qui entre par la porte, c'est le pasteur des brebis.

« Le portier lui ouvre. Les brebis entendent sa voix. Il les appelle par leur nom, et les fait sortir. Lorsqu'il les a fait sortir, il marche devant elles; et les brebis le suivent; elles connaissent sa voix; elles ne suivent pas l'étranger, elles le fuient, ne connaissant pas la voix des étrangers (2). »

Les Pharisiens ne comprirent pas l'allusion; ils ne reconnurent point Jésus dans le berger, et ne comprirent pas qu'ils étaient eux-mêmes ces étrangers qui s'introduisent furtivement comme des voleurs dans le troupeau.

Jésus expliqua la parabole.

— « En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus sont des voleurs et des larrons : les brebis ne les ont pas écoutés.

(i) Jean, ix, 40-41. — (2) Jean, x, 1-5.

« Je suis la porte. Quiconque entre par moi sera sauvé. Il entrera, il sortira, il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour voler et égorger et perdre. Moi, je viens afin qu'elles aient la vie et qu'elles l'aient surabondamment.

« Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, celui à qui n'appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis et s'enfuit ; et le loup ravit et disperse le troupeau. Le mercenaire s'enfuit, parce qu'étant mercenaire, il ne se soucie pas des brebis.

« Moi, je suis le bon pasteur. Je connais les miennes, et les miennes me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis. Et j'ai d'autres brebis qui ne sont point de cette bergerie. Il faut que je les amène. Elles entendront ma voix, et il n'y aura plus qu'une bergerie et qu'un berger.

(.< Si le Père m'aime, c'est que je donne ma vie. Nul ne me la prend, je la donne de moi-même. Comme j'ai le pouvoir de la donner, j'ai le pouvoir de la reprendre. J'ai reçu de mon Père ce commandement (i). ^>

Cette parabole, empruntée, dans ses moindres détails, à la vie pastorale de l'Orient, est une de celles qui traduisent avec le plus de suavité le mystère ineffable de l'œuvre et de la personne de Jésus. Peu de noms le désignent mieux dans sa douceur que le nom de berger. La bergerie est le peuple de Dieu parqué et rassemblé, comme un troupeau choisi, dans l'enceinte, dans la barrière de la Loi. La porte de cette enceinte est le Messie. L'entrée n'était possible, en effet, qu'à la condition de croire et d'espérer en lui. La foi au Sauveur futur était l'âme de l'ancienne loi ; on ne vivait que par elle, car on n'appartenait au peuple saint que par elle. Tous ceux qui, parmi les chefs, l'ont méconnue, — rois prévaricateurs, faux prophètes, faux messies, docteurs abusés par leurs'vaines traditions et leur culte matérialiste, — ne sont que des voleurs et des larrons qui escaladent la loi sainte; ils ne nourrissent pas les brebis, ils s'en nourrissent; Hs ne les font pas vivre, ils les égorgent; ils ne les conduisent pas, ils les perdent. Ceux que le Messie attendu inspirait déjà et qui sont entrés par lui dans la bergerie, les vrais envoyés et les vrais croyants, ont trouvé des pâturages et ont été sauvés.

Pour Jésus, il n'est pas seulement la porte, il est le berger.

(i) Jean, x, 7-17.

Il a emmené loin de l'enceinte de l'ancienne bergerie, devenue trop étroite, les brebis qui sont siennes ; il les appelle, elles entendent et reconnaissent sa voix; il les conduit, marchant devant elles, dans des pâturages nouveaux où elles trouvent la plénitude de la vie; il meurt pour elles, afin de les sauver. Sa bergerie, à lui, c'est l'Église, elle est vaste comme le monde, éternelle comme Dieu ; et pour la remplir, il ira dans l'humanité perdue, où tant de brebis ignorées l'attendent, les appeler, les ram.ener. Ce sont elles qu'il désigne en disant : « J'ai d'autres brebis qui ne sont point du troupeau du peuple de Dieu, il faut que j'aille les chercher. » C'est son Esprit qui les recueillera par le ministère de ses apôtres.

Il sera le pâturage, son troupeau vivra de lui; à ce prix, Jésus sera vraiment le berger. La pensée de sa mort, toujours vive en lui, s'exprime aujourd'hui avec un trait particulier : il veut qu'on sache qu'il meurt librement, que si ses ennemis, — les loups de son troupeau, — le tuent, c'est qu'il se livre à eux, et qu'en se livrant, il accomplit la volonté de son Père.

L'amour déborde dans ce dernier discours tout rempli de mystère, qui termine la série des enseignements de Jésus, à Jérusalem, pendant la fête des Tentes de l'an 29 et les jours suivants.

Le résultat de cet apostolat a été fortement marqué par le quatrième Évangile. L'opinion ébranlée, agitée, se divise; quelques-uns ne voient dans la parole du Prophète qu'un délire, une folie, une inspiration de Satan, et ils cherchent à le persuader au peuple. — Pourquoi l'écoutez- vous .f" disent-ils, il est possédé du démon et il déraisonne.

D'autres le défendent; la sagesse de ses discours les frappe, et ses miracles leur semblent la preuve de sa mission. — Non, répondent-ils, « ce ne sont pas les paroles d'un possédé. Le démon peut-il ouvrir las yeux aux aveugles (i).'^ »

Dans le passé comme dans le présent, hier comme aujourd'hui, il faut que Jésus soit contredit; et, en avançant dans son œuvre, il apparait toujours davantage le grand" signe de division.

(i) Jean, x, 19-21.

Page 1