‹ Jésus-ChristChapitre 36 sur 63 · II. — Les détresses de l'Église · texte numérisé non relu

II. — Les détresses de l'Église

Deux drames mettent en action la vie laborieuse et militante de l'Église. Deux tempêtes représentent vivement aux yeux les péripéties douloureuses, les dangers terribles et sans cesse renaissants qu'elle traverse dans le cours des âges. — L'Église est la barque ballottée au milieu des flots, par une nuit obscure, parmi les écueils.

I. — Première tempête. — L'Église naissante assaillie par une affreuse tempête. — Le sommeil de Jésus pendant la détresse des apôtres.

Toute la vie de l'Église catholique résumée dans une perpétuelle et violente tempête. — Sanglante persécution : efforts désespérés du philosophisme païen : assauts terribles de l'hérésie.— L'islamisme en face de l'Église. — Protestantisme. — L'incrédulité du xvme siècle. — Tempête affreuse suscitée par la révolution. — La lutte contemporaine.

Conduite mystérieuse de Dieu. — Le sommeil, le silence de Dieu.— Raisons de cette conduite. — Le réveil de Dieu : catastrophe où, sans rémission, depuis dix-huit siècles, se sont abîmés tous les persécuteurs de l'Église 40

II. — Deuxième tempête. — Deux particularités de cette seconde éoreuve : le péril est rendu plus pressant par l'hor-

reur des ténèbres qui enveloppent la barque : Jésus- Christ a disparu et n'est plus même au milieu de ses apôtres.— Les machinations presque toujours ténébreuses des ennemis de l'Église. — Raison profonde des haines dont l'Église catholique est toute seule poursuivie, révélée dans une circonstance de la tempêie : l'Église, suivant une marche opposée à tous les soufiles du mal, contrarie les passions mauvaises, irrite tous les instincts pervers, s'oppose à toutes les œuvres coupables. — Merveilleuses délivrances. L'indéfectibilité du siège de Pierre vivement représentée dans la seconde tempête 48

IH.— Les bienfaits de l'Église

I. — L'Église vie du monde. — Miracle de làmulli licalion des pains.

1. Les préliminaires du miracle. — Le regard de compassion que Jésus-Christ jette sur la foule. Profondeur mystérieuse de ce regard. — Toute l'histoire de la rédemption y est résumée. — La plus importante mission du sacerdoce et de l'Église préfigurée dans ces mots du Sauveur à ses apôtres : date, vos. — Tout le secret de la puissance évangélique et des triomphes de la parole de l'Église résumé dans ces autres : unde ememus panes? Où l'Église puise la force par laquelle elle domine et sauve le monde 54

2. L'accomplissement du miracle. — Jésus-Christ ne tire pas du néant mais bien d'une matière préexistante la nourriture miraculeuse : pourquoi? — La foule représente l'humanité entière. — Deux nourritures, deux lois, deux testaments lui ont été successivement présentés par Dieu. — Le Nou veau Testament n'est que l'accomplissement, la perfection, la consommation de l'Ancien : non veni solvere legem sed adimplere. — Les pains d'orge, grossière nourriture-, ces pains aux mains d'un enfant : figure saisissante. L'ancienne Loi, loi faite pour l'enfance de l'humanité. Loi grossière et peu substantielle. — Doctrine de saint Paul. — Avec Jésus-Christ l'orge se transforme en un pur froment : la nourriture multipliée et retirée des mains de Yenfant suf-

lit à sustenter la multitude, l'humanité entière 61

3. Dans la distribution de la miraculeuse uourriture sont admirablement représentés le ministère apostolique et la mission perpétuelle de l'Église. — Jésus-Christ seul crée divinement l'aliment surnaturel qui déilie l'humanité chrétienne : c'est l'Église, c'est le sacerdoce, qui sont chargés de le distribuer au monde. — Au sacerdoce est confiée la

TABLE DES MATIÈRES bl?

garde des choses saintes. — Belle et profonde signification des corbeilles où les restes du repas de la foule sont recueillis 64

II. — L'Église richesse du monde. — Commentant la parabole du trésor caché, saint Thomas nomme l'Église : un trésor universel ; un trésor caché.

Un trésoruniversel. — L'Égliseest la richesse des sociétés. — Prospérité des États où l'Eglise est florissante. — Décadence et ruine assurée des États qui repoussent et persécutent l'Église. — Richesse de la société, l'Église est en même temps la richesse de l'individu. L'homme trouve en elle et en elle seule la satisfaction de ses plus nobles et de ses plus impérieux besoins.

Trésor caché. Différents sens de ce mot exposés par saint Thomas. — La foi repose sur le mystère. Tout est mystérieux dans l'Église ; tout est caché et obscur durant le temps de son pèlerinage et de son exil sur la terre. — L'Église chargée de continuer le mystère d'anéantissement du Verbe Incarné.

Les devoirs de l'homme vis-à-vis l'Église et le salut que donne l'Église tracés dans la parabole du trésor caché. — Vadit : vendit : émit 67

III. — L'Église bonheur du monde. — L'Église représentée dans ses suavités et dans ses charmes sous la gracieuse image de laperle précieuse. — L'humanité à la recherche de la perle précieuse. —Triple aspiration du cœur de l'homme : la beauté, la vérité, la vertu. — Le cœur de l'homme veut la beauté et la bonté en toutes choses : en dehors de la beauté surnaturelle et divine, l'homme n'a trouvé que déception et désespoir. Comment la beauté surnaturelle et divine remplit infiniment son cœur. — L'homme l'ait pour la vérité. Toute sa vie se consume dans la poursuite ardente de la vérité. Cette recherche à jamais satisfaite par Celui qui se nomme : « la Vérité. » — L'humanité essaya, sans Jésus-Christ, de parvenir à la sagesse et à la vertu. Insuflisance de la loi mosaïque « qui ne mène rien à la perfection. » Effroyable dégradation où la sagesse païenne fit tomber la Gentilité. — Jésus-Christ source unique de la véritable vertu 73

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