‹ Jésus-ChristChapitre 12 sur 139 · LA VISITATION · texte numérisé non relu

LA VISITATION

On voit à droite Marie Salomé; à gauche Marie, mère de Jacques, parentes de la Vierge.

Tableau de Dominique Ghirlandaio, au musée du Louvre. xv°s.

Le bruit de ces choses se répandit dans les montagnes de la Judée, et l’on se disait : Que pensez-vous que deviendra cet enfant ?

nn E

Fig. 22. — La Nativité : Adoration des bergers. Tableau de Lorenzo di Credi, à la galerie de Florence. xve siècle. — Le sentiment religieux de ce tableau contraste avec la composition d'Albert Dürer, qui n'a

recherché que le pittoresque.

Marie, de retour à Nazareth, demeura en silence, se reposant de tout sur ? ? ?

Dieu. Et Joseph, instruit dans un songe par l’Ange du Seigneur, garda son épouse, qu’il avait eu la pensée de renvoyer. Il sut ainsi que le Fils de la

Vierge devait être nommé Jésus, parce qu’il serait le Sauveur d'Israël.

Joseph, juste et pieux et versé dans les Écritures, connut alors que ce qui allait arriver accomplirait la prophétie d’Isaïe : « Voici qu’une vierge sera enceinte et mettra au monde un Fils. »

Il y avait une autre prophétie à accomplir. Il était écrit que le Messie naftrait à Bethléem de Juda. Une circonstance pressante obligea Joseph d'y venir avec Marie, quoique celle-ci fût près de son terme. Bethléem étant le lieu de David, leur commun ancêtre, ils devaient s’y faire inscrire pour le dénombrement général ordonné par l'empereur Auguste. Ils quittèrent donc la Galilée et se présentèrent à Bethléem, pendant qu’une foule d'étrangers y refluait de Jérusalem, où l’on célébrait la Fête des Lumières. Et ne trouvant point de place à l'hôtellerie, ils se réfugièrent dans une grotte des champs.

Ce fut là, au milieu de la nuit, sans éprouver aucune des angoisses de l’enfantement, comme le soleil donne sa lumière et comme une fleur donne son parfum, que Marie mit au monde son fils premier-né, son fils unique, Celui que saint Jean appelle « le Fils unique du Père », et saint Paul « le Premier-né de Dieu ».

Les champs où naissait Jésus étaient une propriété du Temple; l'on y engraissait les animaux destinés aux sacrifices. Il y avait là des bergers qui veillaient pendant la nuit. Soudain, ces hommes virent apparaître un Ange environné d'une vive lumière. Il leur dit de ne point craindre et plutôt de sc réjouir : « Aujourd’hui, poursuivit-il, dans la ville de David, un sauveur vous est né, et c’est le Christ, Notre-Seigneur. Voici le signe auquel vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant enveloppé de langes, couché dans une crèche. » Au même instant une troupe nombreuse de la milice céleste, s’unissant à l’Ange, fit entendre ce cantique : « Gloire à Dieu au plus haut € du ciel; paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. »

Les bergers se dirent les uns aux autres : « Allons à Bethléem. »

Is trouvèrent Marie et Joseph, et l'Enfant couché dans la crèche; et ils connurent la vérité de ce qui venait de leur être dit. Ensuite » rendant grâce à Dieu, ils retournèrent à leurs troupeaux ; et ils publièrent ce qu'ils avaient entendu et ce qu’ils avaient vu.

Or, Marie ne perdait rien de ces choses et les conservait dans son cœur.

Quelque temps après, des hommes venus de l'Orient , appelés Mages, à

LA NATIVITE d'apres la éravure d'Albert Durer.1l71 - 1528,

Imp.A.Durand - Paris

Héliog"® Amand-Durand,

EuS

IS

AE he

N KR

Page 1