‹ Jésus-ChristChapitre 128 sur 139 · AXES · texte numérisé non relu

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(Biblia pauperum\, livre populaire du xv° siècle. gauche les faits de l'Ancien Testament qui en sont David et Isaïe, Job et Abraham ,avec des textes

Fig. 167. — Fac-simile des gravures sur bois de la Bible des pauvres __ On voit au milieu le crucifiement de Jésus-Christ, à droite et à g la figure : le Sacrifice d'Isaac et le Serpent d'airain; en hauteten bas, relatifs à la Passion du Sauveur. ? ,

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la reproduction des anciens manuscrits et qui furent l'origine véritable de l'imprimerie, puisque cette invention, si mémorable dans l’histoire, consista uniquement à remplacer par des caractères mobiles les lettres fixes des planches xylographiques. L'étude des premiers livres gravés prouve qu'ils étaient destinés à enseigner la religion par les images. Ils mettaient l’art et la science des manuscrits à la portée du peuple et ils initiaient les enfants mêmes au symbolisme chrétien. Ces catéchismes, ces À B C D que tous lisaient si facilement, ont maintenant des secrets pour les archéologues les plus habiles qui sont obligés de déchiffrer les textes pour comprendre ces figures et leurs rapports (fig. 167 et 168).

Charlemagne. — Saint Louis. —' Nicolas V.

Il y a une vérité capitale à reconnaître dans l’histoire de l’art chrétien; c'est que Rome en est le centre et la source, comme elle est le centre et la source de l’orthodoxie. Rome a envoyé ses artistes et ses missionnaires à toutes les contrées de l’Europe; les chefs-d'œuvre et les saints qu'ils y ont produits doivent compter parmi les gloires de l'Église-mère. Et qu’on n'oppose pas Constantinople à Rome, une étude plus complète de l’art byzantin démontrera qu’il n’a pas eu l'influence qu’on lui attribue en Occident, et surtout qu’il n’a pas été le maître des écoles latines. On ne peut nier d’abord son origine romaine.

Lorsque l’empereur Constantin abandonna providentiellement au successeur de Pierre la ville éternelle, il ne trouva pas sur les rives du Bosphore les artistes qui devaient construire et embellir sa capitale ; il les amena d'Italie, et ce furent les mêmes architectes qui bâtirent les basiliques de Latran, de Saint-Paul, de Saint-Laurent et celles de Sainte-Sophie, de Sainte-Irène et des douze Apôtres. La puissance et les richesses des empereurs d'Orient multiplièrent les monuments et donnèrent à l'art une grande activité, mais sans le perfectionner ; leur luxe inouï et barbare causa au contraire une prompte décadence. Les Grecs de Byzance firent des œuvres

riches au lieu de les faire belles, comme on le reprochait à un de leurs ancêtres.

Leur architecture ne rappelle en rien les chefs-d'œuvre d'Athènes. Leur sculpture est rare et sans valeur. Leur peinture seule est remarquable par ses formes hiératiques et ses lignes sévères; mais, dans leurs mosaïques et leurs tableaux, on retrouve encore les défauts qui rappellent la faconde de leurs rhéteurs et l’exubérance de leur liturgie. Leurs manuscrits sont pré-

cieux à étudier pour l’iconographie chrétienne, mais la pourpre de leur

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