‹ Jésus-ChristChapitre 49 sur 139 · CAÎPHE, L'AVEUGLE DE JÉRICHO, ZACHÉE, MAGDELAINE ET JUDAS · texte numérisé non relu

CAÎPHE, L'AVEUGLE DE JÉRICHO, ZACHÉE, MAGDELAINE ET JUDAS

Parmi les témoins de la résurrection de Lazare un grand nombre crurent en Jésus ; quelques autres allèrent à ses ennemis et leur rapportèrent ce qui venait d'arriver. A cette nouvelle, les Princes des Prêtres et les Pharisiens tinrent conseil. Sans injurier Jésus, comme ils faisaient en public, ils se dirent : « Que décidons-nous ? Voilà encore des miracles ! Si nous le laissons faire, tout le monde croira en lui. » Tout le monde croira en lui, il ne nous restera personne, tel était à leurs yeux le vrai crime du Messie. Mais ils ne confessèrent pas ce fond de leur inquiétude et de leur haine. Hypocrites même entre eux, ils se donnèrent prétexte d'utilité publique : « Les Romains, dirent-ils, viendront détruire notre nation et notre pays. »

Ce fut justement ce qui leur arriva pour avoir mis Jésus à mort. Dès ce moment, comme de leurs propres mains, ils commencèrent à former ces formidables lignes de circonvallation d’où Jérusalem tout entière sera lapidée. Tout à l'heure, ils demanderont pour faveur à Pilate qu’on leur donne Barabbas et non Jésus. Barabbas leur sera donné; mais en appelant Barabbas, ils auront aussi, sans le savoir, appelé Titus.

Parmi eux se trouvait Caïphe, lequel était grand-prêtre cette année-là, dit l'Évangile, couvrant de mépris, par ce seul mot, la suprême sacrificature, maintenant dégradée et désormais réprouvée. Caïphe le premier proféra officiellement la parole déicide : — « Vous n’y entendez rien, leur dit-il. Vous ne faites pas réflexion qu'il est de votre intérêt qu'un seul

homme meure pour le peuple et que toute la nation ne périsse point. »

L'Évangile ajoute : « Il ne le disait pas de lui-même; mais, étant grandprêtre, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. Et non-seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler les enfants de Dieu qui étaient dispersés. » Le pontife prévaricateur ne voulait rendre qu’un oracle de malédiction; Dieu en a tourné laccomplissement à sa gloire. Satan, dans le Paradis terrestre, avait provoqué la chute de nos premiers parents en leur disant : « Mangez de ce fruit, et vous serez comme des dieux. » Voici que Caïphe travaille à planter l'arbre de la croix, et l'homme en mangera le fruit qui le revêtira de splendeur et d’immortalité.

Après les paroles de Caïphe, les Juifs ne pensèrent plus qu’à faire mourir Jésus.

Afin de sc dérober à leurs coups, jusqu’à l’heure que lui-même avait fixée, le Seigneur se retira sur les confins du désert, dans la ville d'Éphraïm, ancien refuge d’Élie contre la persécution d'Achab et de Jézabel. Pendant ce temps, les Juifs arrivaient à Jérusalem pour la Pâque. Ils cherchaient Jésus dans le Temple et ils s'étonnaient qu’il ne füt point venu. Leur attente ne devait pas être longue. Bientôt Jésus se mit en chemin pour rentrer à Jérusalem et y mourir.

Il marchait devant les siens, et ceux-ci le suivaient avec un sentiment d’étonnement et de crainte sur cette route de la proscription. Ils redoutaient la haine des Juifs, sans cependant, à ce qu’il semble, prévoir jusqu'où elle se porterâit.

Jésus trouva bon de les prévenir, soit pour les fortifier au moment de la catastrophe, soit pour qu'ils se souvinssent que son sacrifice avait été libre. Il prit donc à part les Douze et leur prédit en peu de mots, mais clairs et précis, tout le détail de sa passion. « Voici, leur dit-il, que nous montons à « Jérusalem, et toutes les choses que les Prophètes ont écrites du Fils de « l'homme s’accompliront. Il va être livré aux Princes des Prêtres, aux « Scribes et aux Sénateurs. Ils le condamneront à la mort et le livreront « aux Gentils. Ils le bafoueront, ils cracheront sur lui, ils le flagelleront, ils « le tueront; et le troisième jour il ressuscitera. »

C'était la troisième fois que Jésus-Christ leur faisait cette prédiction, mais ils ne l’entendirent pas plus cette fois-ci que les autres. Ils ne pou-

vaient, sans doute, comprendre que Celui qu'ils croyaient le Fils de Dieu,

et dont ils voyaient les miracles, voulût donner sur lui-même un tel empire à ses ennemis, devenir leur jouet, mourir enfin. Et dans ce moment encore la question de prééminence s’éleva entre eux.

Jésus leur dit : « Les princes des nations les dominent et les grands du « monde commandent avec autorité. Vous n’en userez pas ainsi entre vous.

« Quiconque voudra être grand parmi vous, qu'il se fasse votre serviteur ;

«et celui qui voudra être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave; « de même que le Fils de l'homme n’est pas venu pour être servi, mais afin « de servir et de donner sa vie pour la Rédemption de plusieurs. » Ces paroles renferment la notion chrétienne du pouvoir et sont la charte de liberté des peuples du Christ. Un peuple est libre quand ses intérêts légitimes sont servis, mais surtout quand son âme est respectée.

Aux approches de Jéricho, un aveugle mendiant, assis sur le bord du chemin, entendant que Jésus de Nazareth allait passer, cria : « Jésus, fils de David, ayez pitié de moi! » Les gens qui précédaient le Seigneur le voulurent faire taire, mais il cria plus fort. Jésus s'arrêta, le fit amener, et lui dit : « Que veux-tu? » — « Seigneur, » répondit l'Aveugle, « que je voie! »— « Vois, lui dit Jésus; ta foi t'a sauvé. » L’Aveugle vit aussitôt, et il suivit le Seigneur, publiant le miracle au milieu du peuple qui rendait gloire à Dieu.

C'est encore la misère du genre humain et de tout homme avant Jésus; le dénûment de vérité qui mendie, le besoin de lumière qui gémit au sein des ténèbres, l’humanité de Jésus qui passe, la miséricorde divine qui s'arrête, la foi qui éclaire et qui sauve. Cet aveugle était assis « le long du chemin », Jésus est « la voie ». Quiconque, dit saint Grégoire, ne jouissant point de la lumière céleste vient à croire au Rédempteur, commence d’être assis le long du chemin. Si pourtant il néglige de prier, s’il ne demande point l’aumôûne, il n'aura rien. Qu'il prie, qu'il connaisse son infirmité, qu'il crie du fond du cœur. Sa voix éveillera d’abord la foule des désirs charnels et le tumulte des vices; car ils se hâtent avant que Jésus vienne, et par les tentations ils tâchent de dissiper nos bonnes pensées, d’étouffer nos prières. O Aveugle! crie plus fort ; Jésus entendra et s'arrêtera. En effet, Jésus s'arrête. — Que veux-tu que je te fasse ? Ce que veut l’Aveugle,

Jésus le sait bien. Mais, par miséricorde pour cet infirme, il lui donne l’oc-

casion de faire un acte de foi; par miséricorde pour les Juifs, il l’oblige à constater son infirmité ; et cette miséricorde pour les Juifs et pour l'Aveugle est une double miséricorde pour le monde, puisqu'elle l’oblige à croire et l’instruit à demander. L’Aveugle donne une admirable leçon et fait un bel acte de foi. Il ne demande pas ce qu'il pourrait obtenir des hommes, il demande ce que l’on ne peut-obtenir que de Dieu, la lumière. Quand on lui donnerait tout l’or du monde, il n’en pourrait pas acheter un rayon de soleil, pas même la vue de son or. — Seigneur, vous qui êtes la lumière, vous qui êtes la beauté, vous qui pouvez tout, faites que je voie! — L'action de grâces de l’Aveugle est parfaite comme sa prière. Il voit et il suit; il pratique le bien qu'il connaît.

Mais, quelle que soit la beauté de ce miracle, Jéricho en allait voir un plus extraordinaire. Comme Béthanie, il allait voir une résurrection, et plus qu’une résurrection, une création véritable.

Le lieu, à commencer par son nom, était plein de symboles. Jéricho signifie lune, mutabilité, mortalité; figure du monde, de ce monde changeant à quiila été dit : Malheur! Là s'étaient élevés les fiers remparts que l'épée de Josué n'avait pu entamer, que le son des trompettes sacerdotales renversa. C’est le monde idolâtre, invincible à la force, mais que la prédication apostolique fera tomber aux mains du nouveau Josué; et Jésus va donner une prophétie et comme une ébauche de cette victoire. Maïtre de la ville, Josué l'avait détruite avec imprécation : « Maudit devant le Seigneur, l’homme qui rétablira Jéricho ! Qu'il n’en jette les fondements que sur son premier-né ; qu'il n’en pose les portes que sur le dernier de ses enfants ! » Jel fut ce téméraire. Il commença de rebâtir Jéricho, et son premier-né mourut subitement ; il en posa les portes, et il perdit le dernier de ses fils. Ainsi, depuis Julien l’Apostat, s'est éteinte la postérité de tous ceux qui ont voulu réédifier l’idolâtrie, de tous les auteurs d'hérésies et de schismes, de tous les restaurateurs des erreurs et des vices figurés dans Jéricho. L’anathème, du reste, ne s'était pas étendu matériellement sur la ville. Au temps de Notre-Seigneur, elle était populeuse, très-commercçante, riche, adonnée aux plaisirs. Dans le Nouveau-Testament, c’est la ville où descendait, sortant de Jérusalem, l’homme qui tomba entre les mains des voleurs, et c'est

là aussi qu’allait le bon Samaritain. Voici le bon Samaritain lui-même qui

arrive au terme de son voyage. Il vient ici faire une chose qu'il a déclarée impossible à l’homme et possible seulement à Dieu. Tempérant par un miracle l’anathème qui, dans tout le cours de l'Évangile, plane sur les riches, il vient montrer comment le chameau peut passer par le trou de l'aiguille.

Il y avait à Jéricho beaucoup de Publicains, et leur chef était un homme riche qui se nommait Zachée. Il ne jouissait pas d’une meilleure réputation que la Samaritaine ; mais, comme elle, il avait sans doute réservé quelque partie de son âme où les choses et les fanges du monde ne dominaient pas absolument, car il éprouvait un vif désir de voir Jésus. Il y a de ces âmes, il en existait dans l'antiquité et il en existe encore, qui n’aiment le mal (ou plutôt qui s’y enfoncent sans l’aimer), que faute d’avoir pu apprendre à aimer le bien. Elles pressentent une beauté à qui elles appartiennent, une splendeur où elles pourraient s'élever. Elles attendent, elles cherchent et elles souffrent. Malgré son rang parmi les Publicains, Zachée était-il une de ces âmes ? On peut le croire, puisqu'il avait ce grand désir de voir Jésus. Cependant, il vivait de fraude. Mais enfin, il désirait voir le Seigneur en face ; signe, dit saint Fulgence, qu’il l'avait déjà vu dans son esprit. De là, uné semence d’où germera pour lui le salut.

Sachant donc que Jésus allait passer, il se plaça sur son chemin; et, comme il était de très-petite taille ct que la foule pourrait l'empêcher de voir, il monta sur un sycomore. Toutes ces circonstances inspirent aux Pères de belles et charmantes pensées. Zachée est dans l'Évangle le seul personnage dont il soit parlé avec ce détail. On l'interprète comme une louange de son humilité, qui n'a pas craint de s’exposer à la raillerie; une marque de son ardeur, qui voulait et sut triompher d’un obstacle corporel ; un symbole de la petitesse du peuple élu, qui était encore si peu de chose par la foi; une personnification du grain de sénevé, qui deviendra la grande Église. Pour se grandir, Zachée monte sur le sycomore, l'arbre aux fruits inutiles, que l’on appelait aussi ficus fatua, le figuier fou : l’humble s’élève et le chrétien prend sa taille glorieuse en montant sur la croix, l'arbre de folie, en scandale au monde. Le figuier, nous le verrons plus loin, a un grand rôle dans l'Écriture. C’est au pied de cet arbre que s'était caché Adam après sa déso-

béissance, lorsque le Seigneur l’appela, et il s'était fait une ceinture de

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branches de figuier pour couvrir sa nudité. Mais, en dehors de ces considérations, il est évident que Zachée ne cédait pas seulement à la curiosité.

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Comme l’aveugle mendiant, ce riche aveuglé souhaitait quelque bénédiction.

Fig. 82. — Zachée monte sur un sycomore pour être vu du Sauveur dont il souhaite la bénédiction. Jésus lui

dit : « Zachée, descends vite, car il faut que je loge aujourd'hui dans ta maison. » Miniature du xvie siècle, à la bibliothèque de M. Ambr. Firmin-Didot.

La bénédiction lui vint, pleine et abondante. Celui qui sonde les cœurs leva les yeux sur lui. Or, disent les interprètes, le regard de Jésus n’est pas stérile : Jésus a vu que Zachée l'aime, et il aime lui-même ceux de qui il se

sait aimé; c’est pourquoi Zachée, dans ce regard, a recu le pardon et la

grâce, et il est appelé au salut éternel. Il ne voulait que voir Jésus ; il a bien davantage. Jésus lui dit : « Zachée, descends vite, car il faut que je loge aujourd’hui dans ta maison. »

Zachée descendit en hâte, et, pendant qu’il courait à sa maison, tout le monde murmura contre Jésus. — Voilà, disait la foule, qu'il va loger chez ce pécheur !

Cependant Zachée, recevant son hôte, lui dit : — Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens; et, si j'ai fait tort à quelqu'un en quoi que ce soit, je lui rends le quadruple. |

Il ne dit pas : Je donnerai, je rendrai; mais : Je donne, je rends. Cela est fait, et avec autant d’humilité que de charité. D’après la loi, celui qui avait dérobé une brebis en devait rendre quatre. Mais si la chose dérobée était entière et restituée de propre mouvement, il suffisait d'ajouter un cinquième de sa valeur. Zachée donc s’accuse publiquement, se condamne et s'applique la plus grande rigueur de la peine. Il restitue au quadruple le bien mal acquis, il se dépouille de son bien légitime: Aucun enseignement n'a été nécessaire, aucune parole; un regard lui a tout appris. Comme le soleil, rien qu’en touchant les vitres, éclaire tout l'intérieur de la maison, Jésus, par sa seule présence, a illuminé cette âme qui voulait le voir. Il ya mis l'humilité, la pénitence, la charité. On se rappelle le jeune homme riche, exact observateur des commandements, à qui il fut dit : « Une chose encore te manque. » Celui-là s'en alla et laissa Dieu pour conserver ses grands biens. Patrimoine et fruit des usures, de son propre mouvement, avec une sainte joie, le Publicain jette tout sur le seuil que Jésus va franchir ; et, en se dépouillant, il s'humilie. Zachée est vraiment le premier pauvre volontaire, l'hôte de Jésus qui lui servit le vrai festin qu’il aimait. L'Église chante lévangile de Zachée à la fête de la Dédicace, parce que la conversion de Zachée figure vraiment l'entrée du Seigneur dans ses temples.

Et Jésus, entrant chez le Publicain, dit : « Cette maison a reçu aujour- € d’hui le salut, parce que celui-ci est aussi enfant d'Abraham. Car le Fils € de l’homme est venu pour chercher et sauver ce qui avait péri. »

« Cette maison. » Jésus ne veut pas convertir seulement le maître, Dieu

ne sera pas moins généreux que le Publicain ! Le Publicain jette tout, Dieu

ramasse tout ; toute la maison de Zachée recevra le salut. Et il est appelé «enfant d'Abraham » quoique cette parole dût révolter les Juifs, parce qu’il a eu les désirs, la foi, la piété d'Abraham. Comme Abraham, il a désiré voir, il a vu et il a été comblé de joie; comme Abraham, il a donné au Seigneur l'hospitalité qu'il préfère ; comme Abraham a offert son fils unique, Zachée a sacrifié ce qu’il possédait. Et Zachée ouvre aux Gentils, dit saint Fulgence, la voie qui leur était fermée pour participer aux bénédictions que recut Abraham *.

Jésus quitta Jéricho le jour même. Aux portes de la ville, il guérit encore deux aveugles, qui lui criaient comme celui qu’il avait trouvé en entrant : __ Fils de David, ayez pitié de nous; Seigneur, faites que nos yeux soient ouverts !

A Béthanie, où il arriva six jours avant la Pâque, ses amis lui donnèrent un repas chez Simon le Lépreux. Marthe servait à table, Lazare était l'un des convives. Marie-Magdelaine prit un vase d’albâtre contenant une livre d'huile de nard de grand prix; elle en arrosa les pieds de Jésus et les essuya de ses cheveux. Puis, ayant brisé le vase, elle lui répandit sur la tête ce qui restait de la liqueur , et toute la maison fut remplie de ce parfum.

Mais Judas Iscariote, l’un des Douze, fit aigrement remarquer qu’on aurait pu vendre ce qui venait d’être ainsi répandu et perdu, et en tirer trois cents deniers, qu'on eût donnés aux pauvres. Judas prend l'intérêt des pauvres contre les prodigalités de Magdelaine ! L'Évangile ajoute qu’il ne se souciait pas des pauvres, mais qu'il était voleur. Il portait la bourse, et, ce que l'on y mettait, il l'avait entre les mains. Cependant plusieurs Disciples donnèrent dans le piége. A l'exemple de Judas, ils réclamèrent pour les pauvres et s’indignèrent contre Marie. Jésus leur commanda de ne pas la contrister davantage. Il leur dit que les pauvres ne leur manqueraient point, mais que, lui, ils ne l’auraient pas toujours; que cette femme avait bien fait ; qu’elle avait par avance embaumé son corps pour la sépulture, et que,

partout où pénétrerait l'Évangile, son action serait louée.

4 Nous savons par saint Clément, pape, qu'ayant vendu et distribué ses biens, Zachée devint disciple. Après l'Ascension , il s'attacha à saint Pierre comme lui étant confié par le Seigneur de la même manière que le Samaritain avait confié à l'hôtelier le blessé abandonné du prêtre et du lévite, ramassé par lui sur le chemin de. Jéricho. Ordonné évêque de Césarée en Palestine, Zachée y travailla saintement pour l'Evangile. Jne tradition Je fait venir en France, et lui attribue la fondation du sanctuaire de Roc-Amadour.

Cependant beaucoup de Juifs venaient de Jérusalem à Béthanie pour voir Jésus et Lazare ressuscité. Les Princes des Prêtres, sachant que plusieurs croyaient en Jésus à cause de cette résurrection, délibérèrent de faire mourir

aussi Lazare. Déjà il fallait songer à tuer non plus seulement Jésus, mais

l'Église.

Fig. 83. — Vierges chantant.

Miniature de frà Benedetto, dans un livre de chœur du couvent de Saint-Marc, à Florence. xve siècle,

LE D'OHRIS ARE

Entrée à Jérusalem, Malédiction du Figuier. — Dernière Journée au Temple. — La Päque.

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