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nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu de nos Pères glorifie son
fils Jésus que vous avez renié devant Pilate, quand Pilate jugeait qu'il
devait être renvoyé absous. Vous avez renié le Saint et le Juste; vous avez préféré que l’on vous délivrât un homicide. Vous avez fait mourir l’auteur de la vie. Mais Dieu l’a ressuscité, et nous en sommes tous témoins. C’est lui qui, par la foi au nom de Jésus, a guéri les pieds de cet homme. »
L’Apôtre, imputant à l'ignorance leur crime contre Jésus, les pressa d’embrasser la foi, puisque c'était à eux que Dieu avait d’abord envoyé son Fils. |
Pendant qu'il parlait, des prêtres ct des gardes du Temple, courroucés de l'entendre annoncer la résurrection, survinrent et l’arrêtèrent ainsi que Jean. Jusqu'à ce moment, les meurtriers de Jésus avaient évité d’avoir affaire à ses Disciples. Ils craignaient de réveiller le souvenir du Maître, comptant en avoir plus aisément raison par je silence et par l'oubli. Ce qui s'était passé le jour de la Pentecôte, ce nouveau miracle, cette seconde prédication dans le Temple, les dispositions visibles de la foule, les firent changer d'avis.
Pierre et Jean, conduits en prison, comparurent le lendemain devant le tribunal qui avait jugé le Sauveur. Anne et Caïphe présidaient. Ils demandèrent aux Apôtres par quelle autorité et au nom de qui ils avaient guéri le boiteux. Pierre répondit : — Au nom du Seigneur Jésus-Christ, que vous avez cloué à une croix et que Dieu a ressuscité. Le salut ne peut venir que de lui, parce que Dieu n’a donné nul autre que lui par le nom de qui nous puissions être sauvés.
Les juges du Christ furent déconcertés. Ils ne pouvaient nier le miracle et ne voulaient pas se rendre. Le silence leur parut encore le meilleur parti. Pensant que des hommes de rien et des ignorants, tels que ces Disciples, ne résisteraient pas à la menace, ils leur défendirent d'enseigner ni de parler désormais en aucune sorte au nom de Jésus. Pierre et Jean répliquèrent : — Jugez vous-même s’il est juste de vous obéir plutôt qu’à Dieu. Pour nous, | nous ne saurions taire les choses que nous avons vues et que nous avons entendues.
Paroles que la conscience humaine peut compter au nombre de celles qui l'ont empêchée de périr.
Les juges, redoublant leurs menaces, laissèrent aller ces obstinés. Ce
fut là le premier procès que l'Église eut à subir. Elle en célébra l’heureuse